Après à son élection le 23 avril 2022, que retenir des quatre années de Yacine Idriss Diallo passées à la tête de la Fédération ivoirienne de football (FIF) ?
Après son élection, le premier défi de Yacine Idriss Diallo a été de mettre fin aux divisions qui paralysaient la fédération. Sous sa présidence, les compétitions nationales ont repris normalement, le dialogue entre les différents acteurs du football ivoirien a été restauré et une réorganisation administrative de la FIF a été engagée. Cette stabilité est aujourd’hui considérée par plusieurs observateurs comme l’un des principaux acquis de son mandat.
L’autre fait marquant demeure sans conteste le sacre continental des Éléphants, chez eux à domicile le 11 février 2023. Un succès historique qui constitue aujourd’hui le principal argument avancé par les partisans de Yacine Idriss Diallo quand il est question de bilan.
Sous sa gouvernance, la FIF a également consolidé ses relations avec les instances internationales, tout en renforçant sa communication institutionnelle et en développant de nouveaux partenariats avec les pouvoirs publics et le secteur privé. Concernant les compétitions nationales, plusieurs actions ont été entreprises, dont la relance des compétitions amateurs, la poursuite de la professionnalisation des championnats, le soutien aux ligues régionales.
Les insuffisances du mandat
Toutefois, comme tout mandat, celui d’Idriss Diallo n’échappe pas aux critiques. Parmi les principaux reproches figurent les difficultés persistantes liées au financement des clubs, les attentes concernant une professionnalisation plus poussée de la Ligue 1, le développement encore insuffisant des infrastructures sportives régionales ainsi que les interrogations sur l’attractivité du championnat local, malgré les progrès institutionnels.
Pour le président de l’Amicale des supporters de clubs de Côte d’Ivoire (ASCI), Tany Gobou, la principale préoccupation reste la faible affluence dans les stades. Joint par téléphone par nordsud.info, il estime que le véritable débat ne porte pas uniquement sur les hommes appelés à diriger la fédération, mais surtout sur les solutions qui seront proposées pour réconcilier les Ivoiriens avec leur championnat.
« Quelle que soit la personnalité qui sera élue à la tête de la fédération, nous allons lui poser la question de la mobilisation des supporters. Nous avons toujours souhaité un véritable partenariat entre la fédération et l’amicale, parce que les supporters font partie intégrante du football ivoirien, même s’ils ne participent pas au vote. Aujourd’hui, si les stades ne se remplissent pas, c’est qu’il reste beaucoup à faire. Nous préparons d’ailleurs un séminaire qui débouchera sur un livre blanc consacré à cette problématique », a indiqué M Gobou.
Selon lui, les noms de plusieurs personnalités circulent déjà pour briguer la présidence de la FIF. Outre Idriss Diallo, qui veut rempiler, figurent des noms comme Cissé Souleymane, Zoro Marc ou encore Malick Tohé. Cependant, il estime que la priorité doit rester le projet que chaque candidat entend porter en faveur des supporters.
À quelques semaines de l’échéance électorale, la Commission électorale de la FIF poursuit le processus. Le dépôt des candidatures est ouvert depuis le 23 juillet 2026 et se poursuivra jusqu’au 10 août 2026. L’Assemblée générale élective est prévue le 12 septembre 2026 à la Fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro. À ce jour, aucune liste définitive de candidats n’a encore été validée par la Commission électorale.
Békanty N’ko (stagiaire)
