Présidentielle d’octobre 2020 : Pourquoi Bédié et Affi ne peuvent pas se retirer

par nordsud.info
Publié: Dernière mise à jour le 93 vues

Ce ne sera pas un séisme politique. L’opposition ivoirienne qui laisse entrevoir qu’elle va se ‘’retirer’’ collectivement de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 n’est pas fondée à le faire. Un des signes précurseurs est l’annonce faite hier par l’AFD et la LMP de retirer leurs représentants dans les bureaux et centres de vote et dans les commissions de surveillance à tous les niveaux. La volonté des deux candidats de l’opposition, Henri Konan Bédié pour le Pdci et Pascal Affi N’Guessan du FPI, deux des 4 candidats retenus par le Conseil constitutionnel, de se retirer de la course au fauteuil présidentiel ne pourra pas se matérialiser. De l’avis de certains observateurs, cet événement politique est impensable au regard de la loi ivoirienne. 

Le retrait pas prévu. Ces deux opposants n’ont pas le droit de se retirer ou boycotter la compétition après avoir volontairement fait acte de candidature. Le législateur précise dans quelles conditions un report de l’élection présidentielle est possible. Le code électoral de 2020 en son article 46 au chapitre 2 sur l’éligibilité, l’inéligibilité et les incompatibilités, stipule que «si avant le premier tour, l’un des candidats retenus par le Conseil constitutionnel se trouve empêché ou décède, le Conseil constitutionnel peut prononcer le report de l’élection dans les soixante-douze heures, à compter de sa saisine par la Commission chargée des élections ». Il n’entrevoit donc pas du tout le cas de figure du retrait d’un candidat du processus électoral. La décision de retrait ou de boycott de l’opposition n’a donc aucune valeur juridique. C’est pour cela que le législateur n’a même pas aménagé de train de sanctions. Dès le dépôt des candidatures, le report de l’élection présidentielle ne peut être que la conséquence du décès d’un candidat ou d’un empêchement légal. Henri Konan Bédié et Pascal Affi N’guessan ont les pieds et les mains liés par la loi dans le cadre de ce processus électoral. Un processus dans lequel ils sont librement engagés. Leurs noms et photos seront bel et bien sur les bulletins de vote dans les 22 381 bureaux de vote retenus pour le premier tour de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020.

Une inconséquence totale. L’opposition revendique à longueur de discours l’application stricte de la Constitution et des lois. Tout en s’organisant pour fouler les textes aux pieds par simples calculs politiciens.

Bakayoko Youssouf

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