Assalé Tiémoko, ADCI : « Nous attendons de voir… »

« Il s’agissait d’une rencontre d’information. En tant que partis politiques, le Premier ministre nous porté l’information de la volonté du gouvernement de réformer en profondeur le système électoral en Côte d’Ivoire et de ne mettre en place le nouveau mécanisme pour rassurer et retrouver la confiance. Cette information nous a été partagée et nous attendons ce que le gouvernement va décider, s’il doit avoir un dialogue politique sur la monture qui va être proposé ou ça va être une réforme annoncée par le gouvernement sans qu’on ne s’adapte.
La nomenclature annoncée par le Premier ministre nous semble incorrect parce qu’il a parlé de trois organes à mettre en place : un chargé de l’organisation pratique de l’élection, un chargé de la traçabilité ou de la transmission des documents électoraux, c’est-à-dire les PV et un autre organe qui est chargé de la supervision générale des élections. Il va avoir pratiquement trois organes et tout ça pour recueillir la confiance. Nous attendons de voir quelle est la formule finale qui va être arrêtée. Nous nous projetons pour les élections présidentielles à venir et c’est pour ça que nous avons plusieurs fois réclamé la dissolution de la CEI, pour que la confiance soit recréée, à travers de nouveaux organes plus consensuelles et qui soient l’organe qui travaille dans la transparence absolue, pour que les Ivoiriens sachent que leurs voix sont comptées. »
Charles Blé Goudé, Cojep : « Nous attendons maintenant le contenu qui va être donné »

« Comme cela a été dit, c’est une séance d’information, mais une séance d’information relative à une question importante, la question électorale. L’intention de mettre en place un nouvel organe qui puissent rassurer, être à la hauteur des espérances et de l’image de notre pays, pour ne plus que la Côte d’Ivoire soit un pays à risque électoral, est partagée. Nous attendons maintenant le contenu qui va être donné, afin que nous puissions réellement nous prononcer. Mais, dans tous les cas, nous sommes tous d’accord que ces dernières années ont été meurtrières pour notre pays, pour une élection qui doit normalement être un moment de joie et de choix. Nous attendons donc la suite ! »
Pascal Affi N’Guessan, FPI : « Les propositions qui émises vont dans le bon sens »

« Je voudrais d’abord saluer la tenue de cette rencontre, parce qu’ en pareilles circonstances, être informé et consulté, c’est déjà bien démarrer les choses et comme le Premier ministre l’a dit, les incompréhensions, l’absence de confiance, sont des facteurs principaux des conflits des incompréhensions et autres. Donc, il faut bâtir le nouvel organe sur la base de la confiance. Nous saluons le fait que nous ayons été invités à cette séance d’information et que nous avons aussi pu accéder au diagnostic que le gouvernement fait du processus électoral depuis plusieurs années et des conclusions auxquelles il a abouti, qui me paraissent être une innovation, parce que cela signifie que les choses vont changer par rapport à ce que nous avons vécu jusqu’à présent. Maintenant, il nous appartient en tant qu’opposition, de faire notre diagnostic à notre niveau aussi et de dégager nos propositions et nous espérons que le gouvernement tiendra compte des propositions qui vont émaner de l’opposition pour que le nouvel organe soit mis en place de façon consensuelle. Personnellement, les propositions qui sont émises vont dans le bon sens, reste à voir dans la pratique ce que ça va donner. »
Henriette Lagou, candidate à la présidentielle 2025 : « L’opposition jouera son rôle »

« Vous avez constaté ça été une séance très brève, une séance d’information, un discours du Premier ministre Beugré Mambé, qui nous a indiqué les raisons pour lesquelles la CEI a été dissoute, son parcours et les raisons qui ont poussé la Côte d’Ivoire à mettre la CEI en place. Il a fait l’historique et il nous a indiqué que de ce constat, il y a eu un progrès certes, mais, il y a de l’amélioration à faire. Il faut réformer certains points, se servir des acquis qui sont bons dans le processus électoral et ensuite réformer. Il nous a indiqué les points de réforme, nous en avons pris bonne note, et nous, en tant qu’opposants, nous allons travailler sur ce qui nous a été proposé sur ce qui a été décidé par le gouvernement. Nous allons aussi faire des propositions sur les organes annoncés où il y a trois schémas, nous allons analyser et voir ce qui est bon pour la Côte d’Ivoire, ce qui va permettre de faire des élections acceptées de tous. Il a souligné également que les dernières élections présidentielle ont entrainés des crises, c’est un processus pour aboutir à un dialogue parfait. Nous demandons aux populations des rester sereines, l’opposition jouera son rôle et les gouvernants évidemment travailleront avec l’opposition pour trouver ce qui est juste pour les élections en Côte d’Ivoire. »
Propos recueillis par BN
