A l’occasion de l’ouverture ce 6 juillet à Grand-Bassam de l’atelier de formation des autorités locales du Bounkani et du Tchologo en gouvernance inclusive et en redevabilité, l’ambassadeur des USA a réitéré l’opportunité et la pertinence d’un tel rendez-vous.
«Cet atelier est pertinent car, malgré la croissance macro-économique impressionnante enregistrée par la Côte d’Ivoire depuis 2011, l’Indice de Développement Humain du PNUD pour l’an 2020 ne classe ce pays que 162e sur 189», a souligné Richard Keith Bell.
Un déséquilibre patent que le projet Redevabilité pour le développement (A4D), initié par les ONG Equal Access International (EAI) et Alliance Côte d’Ivoire entend juguler par le biais de cet atelier de formation. Financée par le gouvernement américain à travers l’Usaid, l’édition de ce 6 juillet a été organisée avec Action contre la faim (ACF) et le Réseau ivoirien pour la défense des droits de l’enfant et de la femme (Riddef) en collaboration avec la Direction Générale de la Décentralisation et du Développement Local (Dgddl).
Axée sur l’apprentissage «des mécanismes utiles» pour permettre aux autorités municipales et régionales d’être plus performantes et mieux en phase avec la population qu’elles déservent, cette initiative a d’ores et déjà fait ses preuves dans l’impact sur cette région septentrionale ivoirienne. «Le projet A4D a déjà facilité l’émergence d’un réseau de 70 “champions” communautaires dans les régions du Bounkani et du Tchologo. Ces “champions” – jeunes gens et jeunes femmes – ont réussi à mobiliser des ressources locales avant même de solliciter l’appui des autorités. Par exemple, dans le village de Lamekaha 2, ils ont réparé les trois pompes à eau, ce qui épargne beaucoup de travail aux femmes et réduit la prévalence de maladies liées au manque d’eau potable. Dans le village de Nabomkaha, la seule ambulance a été réparée grâce aux efforts conjugués de la communauté et du conseil régional du Tchologo», a relevé le diplomate étatsunien.
Exceptés ces relents de la coexistence communautaire en bonne intelligence induits par le projet A4D, Richard Keith Bell a rendu publiques les réalisations et ambitions du gouvernement américain dans le Bounkani et le Tchologo. «Le gouvernement américain est fier d’apporter son soutien à ce pays ami, y compris en fournissant des services de santé psycho-sociale, avec des cliniques mobiles dans le Bounkani et le Tchologo qui ont déjà aidé 450 victimes de violence ou autres abus basés sur le genre. L’Usaid est en train de former 40 volontaires communautaires pour identifier les victimes de traumatismes et les orienter vers les cliniques mobiles», a-t-il souligné.
Charles Assagba
