Le conseil des ministres de ce mercredi a adopté 9 projets de décrets relatifs à la réforme hospitalière. Un décret portant attribution, organisation et fonctionnement des établissements publics hospitaliers nationaux ; un décret portant attribution, organisation et fonctionnement des établissements publics hospitaliers régionaux ; un décret portant attribution, organisation et fonctionnement des établissements publics hospitaliers départementaux. À cela, s’ajoutent un décret portant organisation et fonctionnement des groupements hospitaliers ; un décret portant régime financier et comptable des établissements publics hospitaliers ; un décret fixant les modalités de passation des conventions hospitalo-universitaires ; un décret fixant les modalités de validation et de signature des projets d’établissements hospitaliers et des contrats de performance ; un décret déterminant les modalités de mise en place d’un système d’information hospitalier, pour les établissements publics hospitaliers et les établissements hospitaliers privés. Enfin, un décret portant modalité de la mise en œuvre de la prévention, du contrôle de l’infection dans les établissements publics hospitaliers.
L’ensemble de ces décrets concoure à la mise en œuvre de la politique de réforme hospitalière. Il s’agit, selon le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, de mettre en place un nouveau dispositif national de santé publique, déployé de façon rationnelle et équilibrée, sur l’ensemble du territoire national. Cela permettra, entre autres, l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication et une nouvelle gestion financière et comptable plus transparente dans nos centres de santé.
«L’ensemble de ces décrets améliore les conditions de travail des agents de la santé, réorganise le secteur de la santé», a ajouté Amadou Coulibaly. Est-ce la récente grève des agents de la santé qui a abouti à l’adoption de ces projets de décrets ? Non, a répondu le porte-parole du gouvernement. Ces textes étaient déjà en train d’être étudiés depuis environ 2 mois, à l’entendre. Ils ont fait l’objet d’analyse et d’adoption, il y a au moins un mois, en conseil de gouvernement. «Les sachants savaient que ces textes allaient être adoptés en conseil des ministres», a poursuivi le ministre de la Communication, des médias et de la francophonie.
Raphaël Tanoh
