Le collectif des syndicats du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation a tenu une conférence de presse ce samedi, pour faire le bilan de sa grève de 72h. Selon Bli Blé David, le porte-parole des mécontents, le gouvernement a entamé les discussions ce jeudi, sans les appeler à table de négociation. Ces échanges qui regroupent les centrales syndicales, pour lui, ne pourront aboutir que sur un échec, tant qu’eux, les grévistes n’y sont pas invités. Pour rappel, le collectif a manifesté pendant 3 jours pour demander le paiement des primes d’incitation aux enseignants. La coalition des syndicats du secteur de la santé, qui faisait partie des manifestants, a finalement quitté la lutte. Pareil pour les autres catégories de fonctionnaires, qui demandaient la revalorisation de l’indice référentiel de base. Laissant le mouvement aux seuls enseignants. Avec une grève peu suivie, le collectif n’a pas l’intention de la reconduire. Mais il prévoit une assemblée générale le 30 novembre prochain.
Un proche collaborateur de la ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration, joint, signale que les faitières invitées à la table de négociation regroupent tous les syndicats. Et qu’il est impossible de faire la grève tout en cherchant à discuter.
Georges Dagou
