Le CNS dissout la FESCI, 17 étudiants ont été déférés

par nordsud.info
Publié: Dernière mise à jour le 131 vues

Un conseil national de sécurité (CNS) s’est tenu ce jeudi, 17 octobre, sous la présidence du Chef de l’État,  Alassane Ouattara. Parmi les sujets évoqués, la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI). Selon  Fidèle Sarassoro, le secrétaire exécutif du CNS, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, a demandé la dissolution de cette association, après ses récents méfaits. Une proposition qui a été entérinée par le CNS.  

Quelques semaines après la suspension à titre conservatoire des activités des syndicats dans les universités et grandes écoles publiques, le gouvernement pousse le bouchon plus loin.

C’est toute la communauté estudiantine qui boit le calice jusqu’à la lie.

L’affaire de l’assassinat du général sorcier, principal opposant au dernier secrétaire général de l’organisation, ainsi que le resurgissement lors de l’enquête d’un précédent meurtre, emportent ainsi la FESCI dans la tombe. Quand la FESCI tombe ainsi, elle emporte avec elle une partie de la communauté estudiantine. Le gouvernement a en effet annoncé officiellement qu’en plus du SG de la FESCI et de 17 autres suspects interpellés et déférés au parquet, 28 étudiants ont également été arrêtés. Ces interpellations font suite aux déguerpissements menés dans les cités universitaires d’Abidjan et de Bouaké. Selon le Conseil de sécurité, 5 000 individus illégalement logés ont été expulsés, 107 machettes, des grenades et des treillis des forces de l’ordre ont été saisis à l’issue de l’opération. Quatre fumoirs, une maison close, un tunnel de torture ainsi que les QG des syndicats estudiantins ont été réduits à néant.

Impuissance inexpliquée

Dans cette dynamique, le ministre de l’Enseignement supérieur a obtenu le feu vert de l’État pour la réhabilitation des universités et la réattribution des chambres aux étudiants dans les résidences universitaires. Des mesures salutaires, mais qui entretiennent le flou sur les raisons de l’impuissance du ministère de tutelle, du CROU et de la présidence de l’université, dont la responsabilité est engagée dans la gestion de l’espace universitaire.

La dictature de l’administration

Si les dérives de la FESCI sont à juste titre critiquées, il est légitime de se demander à quoi ressembleront les universités, grandes écoles, collèges et lycées en l’absence d’un syndicat pour défendre les droits des étudiants et des élèves. Dans un contexte où des rapports documentent des cas de violences, de décisions arbitraires et d’actions illégales de la part de certains membres de l’administration, la question de la protection des droits des étudiants reste cruciale.  

Charles Assagba

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