La cérémonie de remise de diplôme de la 16ème promotion des étudiants de l’Université de Grand-Bassam s’est tenue ce 12 juin à la salle Lougah François du Palais de la culture de Treichville.
Cette 7è edition, qui consacre la graduation de 142 étudiants issus de 12 contrées différentes, a enregistré la présence des parents des lauréats, des membres de l’administration de l’université et de personnalités de haute trempe, à l’instar des représentants des ministères, des ambassades et du secteur privé.
Succédant au pupitre, au représentant du maire de la commune de Treichville et au maire de Grand-Bassam, le président de l’Iugb, Prof. Saliou Touré, a salué le travail des membres du conseil d’administration et remercié les parents d’élèves. « Nous vous disons merci pour la confiance que vous nous accordez en nous confiant la formation de vos enfants », a-t-il indiqué.
Au cours de son allocution, l’ambassadeur des Etats-Unis, Richard Keith Bell, par ailleurs Keynote speaker de l’événement, a exhorté les récipiendaires à « donner le bon exemple dans la société, car à ceux à qui beaucoup est donné, beaucoup est attendu ».
Le précieux sésame, fruit de 4 années de dur labeur universitaire en mains , Touré Ibrahim, le représentant des 65 jeunes dames et 77 jeunes hommes primés, a traduit, au nom de ses pairs, toute sa gratitude.
« Rassurez vous chers parents, vous aurez bientôt retour sur investissement », a t-il lancé avec un brin d’humour singulièrement à l’endroit de leurs parents.
Dithyrambique à l’égard du corps professoral dont il a vanté la disponibilité, le porte-parole a toutefois fait souffler une bribe d’émotion sur l’auditoire en requérant une minute de silence, en l’honneur d’un enseignant qui a trépassé dans le courant de l’année universitaire.
Le diplôme qui sanctionne l’épilogue du cursus universitaire des 142 étudiants est soit un bachelor en administration des affaires, en informatique de gestion, en science politique, en informatique (réseaux, télécom, etc.), en mathématiques ou en ingénierie mécanique.
Outre la possibilité de poursuivre leur parcours au sein des universités étrangères partenaires, les récipiendaires des palmes estampillées du sceau de l’Iugb sont outillés pour s’insérer dans le monde professionnel.
«Le cycle universitaire à Iugb s’arrête au bachelor pour l’instant mais nous appliquons le système américain. Ce qui suppose que nos étudiants ont des compétences transversales et sont taillés sur mesure pour s’intégrer dans le monde professionnel. Ils sont polyvalents. Ceux de business administration par exemple peuvent avec le bachelor occuper des postes de comptable, de marketeur, etc. Les autres filières sont orientées vers des métiers pratiques qui ressortent clairement du nom de la filière (ndlr, informatique de gestion, informatique (réseaux, télécom, etc.), mathématique, en ingénierie mécanique). Les sciences politiques servent généralement de tremplin. C’est le chemin incontournable pour faire le droit dans le système américain. Néanmoins, avec le bachelor, on peut occuper des postes dans l’administration, être journaliste, etc. A l’Iugb, nous avons un pôle exclusivement dédié à la recherche d’emploi et de stage pour nos diplômés. Notre travail ne s’arrête que quand nos diplômés sont insérés dans le tissu professionnel. On en veut pour preuve le fait que 50% de nos diplômés de la promotion précédente sont d’ores et déjà dans le monde du travail», nous confie la chargée de communication de l’Iugb, Emilie Yao.
Charles Assagba
