Des échauffourées ont éclaté ce mardi entre les forces de l’ordre et des ferrailleurs de l’ancienne casse d’Abobo, que la mairie a chassés des lieux. Le président de la chambre des métiers de la commune appelle, dans cet entretien, ses camarades à quitter les lieux.
La police a délogé des ferrailleurs d’Abobo qui squattaient encore l’ancienne casse, pourquoi refusent-ils de partir ?
Nous l’ignorons. Certains parmi eux estiment que N’Dotré, où se trouve la nouvelle casse, est éloigné. Et par conséquent, ne permettra pas à leurs clients habituels d’y aller. Mais beaucoup de ferrailleurs s’y sont déjà installés et ils ont des clients. Cette explication ne tient donc pas.

Ces ferrailleurs ont déjà été déguerpis. Cette fois-ci est-elle la bonne ?
Je suis le président de la chambre des métiers d’Abobo, et donc le représentant des ferrailleurs qui font partie de cette organisation. Mais je leur dis que c’est fini cette fois-ci. Il faut quitter les lieux, parce que la police ne s’arrêtera pas tant qu’ils ne seront pas tous partis. Les rares magasins qui restent encore, ont été fermés. On voit que ceux qui sont encore là, vendent les pièces de voitures dans la rue. Et leurs activités gênent le voisinage.
De quelle manière ?
Les populations qui habitent derrière eux, n’arrivent pas à accéder aisément à la route, parce qu’il y a des carcasses de véhicules qui obstruent le passage. Nous avons vu des femmes enceintes, transportées dans des brouettes, parce qu’il était impossible de faire passer un véhicule jusqu’à leurs domiciles. Il faut que tout ça cesse.
Avez-vous sensibilisé ces jeunes à partir ?
Nous le faisons depuis des années, en vain. La mairie a pris un arrêté municipal pour les obliger à partir de là. Il y a eu des mises en demeure, malgré cela, certains récalcitrants font de la résistance. C’est une question de mentalité.
Entretien réalisé par Georges DAGOU
