La bataille pour le contrôle de la Mugefci se prépare

par NORDSUD
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Porté à la tête de la Mutuelle générale des fonctionnaires de Côte d’Ivoire (Mugefci) depuis 2017, le président du conseil d’administration (PCA), Mesmin Comoé, passera le flambeau à un autre, en juin prochain.

Comme à chaque fois, il faut s’attendre à la formation de plusieurs blocs entre faîtières syndicales, dans la lutte pour ce fauteuil de PCA tant convoité. Le premier à monter au créneau, c’est le président de la Confédération des syndicats des fonctionnaires de Côte d’Ivoire (Cosyfoci), Apollinaire Tapé Djédjé.

«La Cosyfoci va se présenter à ces élections», a signifié ce mardi M. Tapé. Ce qu’il compte faire de la Mugefci ? Unir les fonctionnaires, dit-il, divisés par tant d’années de crise interne. Tous les problèmes qui ont grippé la machine Mugefci ces dernières années, notamment la carte intelligente, l’accessibilité aux soins, à l’entendre, seront ses priorités.

«On a longtemps accusé la Couverture maladie universelle d’avoir plombé la Mugefci, mais les responsables n’ont jamais approché les fonctionnaires pour leur expliquer comment», indique Apollinaire Tapé Djédjé.

S’il compte briguer la présidence de la Mugefci, le leader de la Cosyfoci veut attendre encore pour annoncer les détails de son programme.

Embuscade

En embuscade, des faitières comme la Plateforme nationale ne se sont pas encore prononcées, même si Gnagna Zadi Théodore note avoir mentionné la question dans le chronogramme de la structure qu’il dirige. Pour sa part, l’Intersyndicale des fonctionnaires de Côte d’Ivoire (IFCI) donne le ton, par le biais de son président, Jean-Yves Abonga.

«En 2021, la Mugefci, l’outil de solidarité des fonctionnaires de Côte d’Ivoire, devra renouveler ses instances dirigeantes. L’enjeu de cette élection ne doit pas nous faire perdre de vue que nous devrons œuvrer à consolider et surtout préserver cet outil», relativise un Jean-Yves Abonga, encore prudent.

Comme quasiment toutes les élections en Côte d’Ivoire, le vote à la présidence de la Mugefci peut aussi constituer un souci majeur pour les autorités.

Mise sous tutelle après plusieurs années de crise et un épisode électoral mouvementé, la Mugefci s’est reprise en 2013 avec l’élection de Mamadou Soro, comme PCA. Avant de connaître une autre division en 2017, lorsque Mesmin Comoé arrive comme PCA.

Les fonctionnaires affirment qu’ils peinent à se soigner. Des prestations censées être prises en charge par l’assurance, ne le sont plus. Avec la généralisation de la Couverture maladie universelle, l’arrimage Mugefci-CMU, ne plaît pas encore à tout le monde.

Une question qui sera au centre de la bataille pour le contrôle de la Mugefci, sous le regard de 200 000 fonctionnaires.

Raphaël Tanoh

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