La police nationale est de plain-pied sur le front de la lutte contre la dégradation des mœurs. Un groupuscule d’élèves dont l’âge varie entre 14 et 17 ans a pris ses quartiers dans une résidence à Angré «fumant de la cigarette et consommant de l’alcool». Mis au parfum de la présence des écoliers, «à la suite d’un appel téléphonique ce mardi 8 mars 2022», les agents de la police ont découvert sur place les vices auxquels s’adonnaient les adolescents. «Tous ont été conduits au poste de police. Les parents ont été joints pour passer les récupérer. L’enquête suit son cours pour situer les responsabilités», stipule la note de la direction de la police nationale. Un coup de filet salvateur pour les géniteurs et l’administration des écoles qui devront collaborer afin de trouver une panacée et éviter la reproduction de cette situation. Rappelons que des voix avaient commencé à dénoncer le fait que les résidences meublées soient devenues des abris de proxénétisme. « A l’origine, les résidences meublées étaient l’affaire d’ agences immobilières, ou des particuliers propriétaires de bâtisses, aujourd’hui c’est devenu un business lucratif pour des « brouteurs » reconvertis en proxénètes. Leurs stratégies, ils louent des appartements dans des immeubles d’habitation qu’ils aménagent et sur-louent à des filles dont l’âge varie entre 15 et 25 ans. Parfois en groupe de 2 à 5 selon le cadre et l’espace disponible, elles doivent se cotiser entre 2.500 et 10.000 francs pour payer la location journalière qui oscille entre 15000 et 30000 francs à leur bailleur circonstanciel », écrivait un contributeur pour tirer la sonnette d’alarme. Et pour terminer, il avait indiqué que les communes du district d’Abidjan les plus touchées par le phénomène dit « Bizzi en résidence » sont Yopougon, Cocody, Marcory, Koumassi et Port-Bouët.
Charles Assagba
