Cette année, les pluies seront fortes, selon la Société d’exploitation et de développement aéroportuaire, aéronautique et météorologue (Sodexam). Après donc la visite de terrain de Bouaké Fofana, ministre de l’Hydraulique, de l’assainissement et de la salubrité, pour exhorter les populations à quitter les zones à risques, les mairies se préparent au déguerpissement.
À Abobo, par exemple, selon les services techniques contactés par Nord Sud, les quartiers de Clouétcha, de Plaque 1 et 2 et de Bocabo sont concernés. «Le ministre n’est pas arrivé à Abobo, dans le cadre de sa visite de terrain, mais il a envoyé ses services nous rencontrer. C’est avec eux que nous travaillons pour dégager les zones à risques au niveau d’Abobo. Il y a ici des talwegs et des bassins d’orage», indique notre interlocuteur. Chaque année, malgré les promesses de déguerpissement, les grandes pluies viennent trouver les populations dans ces zones dangereuses. Pour la mairie d’Abobo, il ne faut pas compter sur leur bonne volonté pour partir. «Nous allons initier le déguerpissement de tous ces sites à risques», ajoute le membre des services techniques du maire Kandia Camara.
Zones à risques
Au niveau d’Attécoubé, le discours est beaucoup plus réservé. On attend plutôt une initiative de déguerpissement venant du ministère de l’Assainissement. «Nous connaissons déjà les zones dangereuses à Attécoubé. Ce sont Agban-Attié où les populations ont construit sur les flancs des collines et Nimatoulaye», explique l’adjoint au maire, Salif Coulibaly.
À Cocody, où on compte une vingtaine de sites dits ‘‘critiques’, pour le moment aucun plan de déguerpissement n’a été établi. Tout comme à Attécoubé. Là-bas, on compte sur la bonne volonté du ministère de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité pour obliger les populations à quitter les zones à risques. «Ces zones dangereuses sont à Cocody, mais c’est au ministère de s’en occuper et non aux mairies», explique un membre des services techniques de la mairie.
Le ministre Bouaké Fofana n’a, pour l’heure, établi aucun plan de déguerpissement. Si la sensibilisation se poursuit toujours, les pluies, elles, ont déjà débuté.
Raphaël Tanoh
