Le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, a réagi lors du Conseil des ministres du 8 janvier 2025 aux affirmations de l’ancien président Laurent Gbagbo selon lesquelles une lettre de l’ONU aurait exigé son rétablissement sur les listes électorales. Une déclaration accueillie avec scepticisme par le ministre.
« L’ONU aurait écrit… ? Nous attendons la lettre », a ironisé Amadou Coulibaly, affirmant n’avoir aucune connaissance de ce courrier prétendument adressé aux autorités ivoiriennes. Cette réponse cinglante reflète une volonté de dissiper toute confusion autour de cette affaire, qui alimente les débats politiques à quelques mois des élections présidentielles.
‘‘Peurs infondées ’’
Outre cette controverse, le ministre s’est exprimé sur une autre préoccupation majeure : l’accostage au port d’Abidjan d’un navire transportant une cargaison de nitrate d’ammonium, un produit jugé dangereux. Amadou Coulibaly a rappelé que ce produit, destiné à la fabrication d’engrais, est couramment importé dans le cadre des besoins agricoles du pays.Il a toutefois souligné que toutes les mesures de sécurité nécessaires avaient été prises pour éviter tout danger pour les populations. « Si c’était un produit non maîtrisé, nous n’aurions pas permis à une trentaine de journalistes de monter à bord », a-t-il assuré, tout en dénonçant les tentatives d’attiser des peurs infondées.
Focus sur 2025
Le Conseil des ministres a également été l’occasion de rappeler les grandes priorités du gouvernement pour l’année 2025. Amadou Coulibaly a réaffirmé l’engagement des autorités à maintenir la paix et la cohésion nationale, à intensifier la lutte contre l’orpaillage clandestin, à renforcer l’accès à l’eau potable et à accélérer le programme d’électrification des ménages.Le gouvernement vise aussi une réduction du déficit public à 3 % du PIB, conformément aux normes communautaires, tout en finalisant les projets du Plan National de Développement (PND) 2021-2025. Le Premier ministre a exhorté les membres du gouvernement à être davantage à l’écoute des populations et à s’investir activement sur le terrain.Enfin, dans un contexte préélectoral, le Président de la République a insisté sur la nécessité d’organiser des élections apaisées et démocratiques tout en veillant à ce que ces échéances ne perturbent pas la mise en œuvre des priorités gouvernementales.
Armand BLEDOU
