Réunis ce mercredi à Abidjan, les principaux partenaires techniques et financiers de la Côte d’Ivoire ont répondu massivement à l’invitation du gouvernement pour l’ouverture du Groupe consultatif consacré au financement du Plan national de développement 2026-2030.
Le Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan a fait le plein, ce mercredi 8 juillet 2026, à l’occasion de l’ouverture du Groupe consultatif consacré au financement du Plan national de développement (PND) 2026-2030. Dans une salle réunissant membres du gouvernement, présidents d’institutions, représentants des principales institutions financières internationales, diplomates, investisseurs privés, partenaires techniques et financiers ainsi que des acteurs de la société civile, la forte mobilisation des participants est apparue comme le premier signal fort de cette rencontre stratégique pour l’avenir économique de la Côte d’Ivoire.
Représentant le président Alassane Ouattara, le vice-président Tiémoko Meyliet Koné a d’ailleurs vu dans cette affluence la traduction de la confiance dont bénéficie le pays auprès de ses partenaires. Saluant « la présence, en si grand nombre » des délégations, il a estimé qu’elle témoigne de « la solidité des relations de confiance que la Côte d’Ivoire a su bâtir » et de l’intérêt accordé aux perspectives de développement du pays.
Autour des autorités ivoiriennes avaient pris place les représentants de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement, de la Banque islamique de développement, de l’Union européenne, du système des Nations unies, du corps diplomatique, mais également de nombreux représentants du secteur privé, appelé à jouer un rôle déterminant dans le financement du futur plan.
Pour les autorités ivoiriennes, cette mobilisation constitue un indicateur de crédibilité au moment où le gouvernement sollicite l’accompagnement de ses partenaires pour mettre en œuvre une nouvelle feuille de route de développement couvrant la période 2026-2030.
Dans son allocution d’ouverture, le vice-président a rappelé que ce groupe consultatif marque une étape majeure dans la réalisation de la vision Côte d’Ivoire 2030, dont l’ambition est de hisser le pays au rang des économies à revenu intermédiaire de la tranche supérieure. Il a souligné que cette rencontre doit permettre non seulement de présenter les priorités du nouveau PND, mais aussi de renforcer le dialogue avec les partenaires et de mobiliser les ressources nécessaires à sa mise en œuvre.
Face à un environnement international marqué par les tensions géopolitiques, les effets du changement climatique, les mutations numériques et les difficultés croissantes de financement, le vice-président a insisté sur la capacité de résilience de l’économie ivoirienne. Selon lui, le pays a su maintenir une trajectoire solide grâce aux réformes engagées sous le leadership du président Alassane Ouattara.
À l’appui de cette démonstration, il a mis en avant plusieurs indicateurs macroéconomiques. Entre 2021 et 2025, la Côte d’Ivoire a enregistré une croissance annuelle moyenne de 6,5 %, tout en ramenant son déficit budgétaire à 3 % en 2025. Le gouvernement revendique également une inflation maîtrisée, un risque de surendettement qualifié de faible et une nette progression du produit intérieur brut par habitant, passé de 2 134 dollars en 2020 à 3 148 dollars en 2025.
Ces performances, a indiqué Tiémoko Meyliet Koné, résultent autant des réformes structurelles entreprises par l’État que de l’accompagnement constant des partenaires techniques et financiers, auxquels il a renouvelé la gratitude du gouvernement ivoirien.
Le vice-président a toutefois estimé que ces acquis doivent être consolidés. Il a appelé à accélérer la transformation locale des matières premières, à renforcer la productivité agricole et industrielle, à développer le potentiel minier, à poursuivre la transition énergétique, tout en investissant davantage dans les infrastructures, le capital humain, l’innovation, la digitalisation et la création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes.
Au cœur de cette stratégie figure le Plan national de développement 2026-2030, dont la mise en œuvre nécessitera un volume d’investissements estimé à 114 838,5 milliards de FCFA. Près de 70 % de cette enveloppe devront provenir du secteur privé, preuve de la volonté du gouvernement de faire des investisseurs un acteur central de la transformation économique du pays.
Pour atteindre cet objectif, l’exécutif promet de poursuivre les réformes destinées à améliorer le climat des affaires, à renforcer la sécurité juridique, la transparence et la prévisibilité de l’action publique, tout en améliorant la préparation et l’Exécution des projets afin d’offrir aux partenaires des investissements plus crédibles et mieux structurés.
Tiémoko Meyliet Koné a présenté cette rencontre comme « une étape décisive » dans la mobilisation collective autour des ambitions du PND 2026-2030. Convaincu que les deux journées de travaux permettront d’aboutir à des engagements à la hauteur des attentes, il a appelé les partenaires internationaux, les institutions financières et le secteur privé à accompagner la Côte d’Ivoire dans cette nouvelle phase de son développement.
Marc Dossa
