Le projet d’aménagement de la façade lagunaire du Plateau entre dans une nouvelle phase. Porté par le district d’Abidjan, le projet est conduit en concertation avec le ministère des Transports et des Affaires maritimes, dans le respect des compétences liées au domaine public fluvio-lagunaire.
Le front lagunaire du Plateau pourrait bientôt changer de visage. Entre le pont de Gaulle et la future gare multimodale, le district autonome d’Abidjan porte un ambitieux projet d’aménagement destiné à transformer cette portion du boulevard Général-de-Gaulle en un espace public moderne, accessible et sécurisé.
Sur ce dossier, le district et le ministère des Transports et des affaires maritimes affichent une convergence de vues. L’opération prend en compte les prérogatives de l’administration chargée des Affaires maritimes, notamment en matière de gestion, de délimitation et de contrôle du domaine public maritime et fluvio-lagunaire.
Le projet concerne une emprise d’environ 707 mètres de linéaire, pour une superficie de 16 815 m². L’objectif, selon une source proche du district d’Abidjan, est de faire de cet espace aujourd’hui sous-exploité une véritable vitrine du Plateau, avec une forte dimension paysagère, récréative et touristique.
Les aménagements envisagés sont multiples. Ils comprennent notamment des promenades piétonnes et cyclables, des espaces verts, des lieux de repos et de loisirs, des kiosques ainsi que des sanitaires. Des dispositifs de sécurité sont également prévus afin de garantir une meilleure fréquentation du site.
Autre composante importante du projet, une marina devrait permettre de renforcer l’accès au transport lagunaire et aux activités nautiques. L’aménagement pourrait ainsi contribuer à une meilleure intégration de la mobilité lagunaire dans l’organisation urbaine du Plateau.
Au-delà de l’aspect urbanistique, le projet revêt une dimension institutionnelle particulière en raison de son implantation sur le front lagunaire. Le domaine public maritime et fluvio-lagunaire est soumis à des règles spécifiques et relève de compétences qui impliquent l’État et ses administrations spécialisées.
Le projet est donc appelé à respecter ce cadre réglementaire, selon notre source. Le document technique fait d’ailleurs l’objet d’une concertation avec les structures compétentes, en vue de recueillir leurs observations et de parvenir à sa validation.
Dans cette configuration, le district autonome d’Abidjan assure le portage de l’opération, tandis que les administrations concernées interviennent dans leurs domaines de compétence respectifs.
Derrière ce projet se dessine surtout l’ambition de redonner au front lagunaire du Plateau une place à la hauteur de son potentiel. L’enjeu est à la fois urbain, environnemental, touristique et économique.
À terme, la promenade, les espaces verts, les équipements de loisirs et la marina pourraient offrir aux Abidjanais un nouvel espace de détente et de mobilité au bord de la lagune.
Pour le district autonome d’Abidjan et le ministère des Transports et des affaires maritimes, la démarche repose ainsi sur un principe central : valoriser le front lagunaire tout en respectant le cadre légal et la répartition des compétences entre les différentes autorités publiques.
MD
