A l’assaut du billet qualificatif pour la suite de la course comptant pour le Mondial 2022, deux poids lourds de l’échiquier footballistique ouest-africain, en l’occurrence, le Cameroun et la Côte d’Ivoire se regardaient en chiens de faïence, ce mardi, sous le coup de 19 heures. 22 minutes après le coup de sifflet inaugural, un but de Karl Toko Ekambi, un attaquant camerounais, permet aux siens de siéger au pinacle, sur le tableau des scores. L’écart demeurera intact à la pause.
Mathématiquement installés dans le fauteuil de leader et qualifiés par ricochet pour les barrages, ultime épreuve pour la qualification au Mondial,les Lions indomptables de retour des vestiaires gardent jalousement leurs cages inviolées. Relégués à la seconde place du groupe suite à cette défaite, les Eléphants (13 points) passent à la trappe dans la course à la qualification. Ils sont éliminés de la course au Mondial 2022, au profit du Cameroun (15 points). Dauphins au coup de sifflet inaugural, les filleuls de Samuel Eto’o ont réussi le hold-up parfait à la dernière journée et empochent au nez et à la barbe des Ivoiriens le seul billet qualificatif de leur poule. La déception dans le camp ivoirien est en majuscule. Les éléphants rentrent bredouilles du Cameroun, à la fin des 90 minutes du match couperet pour la qualification au Mondial 2022.
Les supporteurs pachydermes auront cru, jusqu’àu bout, à un revirement, à un éclair de génie, à un coup de poker du coach Patrice Beaumelle. Que nenni. La messe a été dite et la guillotine camerounaise tenue par l’attaquant lyonnais, Ekambi, est tombée comme un couperet laissant en lambeaux les espoirs de qualifications des portes étendards du drapeau ivoirien.
Résultante de l’organisation bégayante mise en place par Beaumelle, la physionomie du football pratiqué par le onze entrant ivoirien a présenté des carences inacceptables. En panne d’inspiration collective, individuellement mi figue, mi raisin, dans une animation coupée en deux, avec un milieu de terrain aux abonnés absents, les pachydermes ont plié le genoux. A l’analyse du schéma tactique à priori ultra défensif orchestré par l’entraîneur, la pertinence du 3-4-3 est sujette à des interrogations. D’autant que l’équipe ne dispose d’aucun milieu offensif à même de mettre en œuvre les transitions. Énième pierre d’achoppement, l’inconstance des choix de Beaumelle qui n’a eu de cesse, au fil des matchs, que de composer avec de nouveaux onze entrants. Revers de ces atermoiements, des absences d’automatismes entre les joueurs. In fine, le sélectionneur ivoirien s’emmêle les pinceaux. Ses choix discutables n’auront pas permis aux coéquipiers de Sébastien Haller de rester dans la course pour prendre un des 5 tickets dévolus à l’Afrique pour le Mondial 2022. Les Éléphants font naufrage et se font dompter par les Lions indomptables au Cameroun.
Charles Assagba
