Mali: La base de Tessalit rétrocédée par Barkhane

par nordsud.info
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Après Kidal à la mi-octobre, la force Barkhane fait une seconde passe décisive à l’armée malienne, à la mi-novembre. Dans le septentrion du pays, précisément à la base de Tessalit, poste le plus avancé de l’opération Barkhane, les hommes du capitaine Florent, numéro un du commandement de la base depuis plusieurs mois, ont définitivement fait leurs valises, ce mardi, laissant ainsi le relais à l’armée locale qui sera épaulée par la Minusma.

Annoncée en grande pompe le 10 juin dernier, la restructuration de l’opération Barkhane connaît sa phase opérationnelle sous les chapeaux de roues.

«Après celle de Kidal, l’emprise occupée par la force Barkhane à Tessalit a été transférée le 13 novembre aux Forces armées maliennes (FAMa). Les derniers soldats français ont quitté le site le 15 novembre (..) Ce transfert a été progressif, maîtrisé et étroitement coordonné avec les FAMa et avec la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), dont un contingent de plusieurs centaines de militaires est déployé en permanence à Tessalit», notifie un communiqué de l’état-major.

Comparativement au changement de paradigme ébruité par Emmanuel Macron, la base de Tombouctou demeure, en l’état actuel, l’ultime point névralgique de Barkhane dont la rétrocession à l’armée malienne est attendue. Un départ qui entérinerait la mise en application d’un axe phare des dispositions parallèles à la refonte de l’opération Barkhane.

En effet, l’Elysée avait annoncé une réorganisation de son dispositif militaire de lutte contre les djihadistes au Sahel, en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en prévoyant de réduire ses effectifs dans la région d’ici à 2023 à 2 500-3 000 hommes, contre plus de 5 000 aujourd’hui.

« Ce que l’on vit aujourd’hui est le redimensionnement de Barkhane avec le maintien de la grande base de Gao et un recentrage des opérations contre les djihadistes d’Al-Qaïda et du groupe État islamique dans la zone dite des trois frontières entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso, où les attaques qui se multiplient font énormément de mal à la population civile », explique, Cyril Payen, envoyé spécial de France 24 au Mali.

Charles Assagba

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