Le ministre de la Construction, du logement et de l’urbanisme était l’invité, ce mardi 19 juillet, du Press club de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci). Organisée à la Maison de l’entreprise, au Plateau, cette tribune a été l’occasion pour Bruno Nabagné Koné de rassurer l’opinion nationale, qu’il ne faisait aucun traitement de faveur. «Vous ne savez pas le nombre d’ennemis que je me fais tous les jours», a indiqué Bruno Koné. Pour ceux qui disent se prévaloir de sa proximité, eh bien, tranche-t-il, c’est faux. Beaucoup viennent le voir, par exemple, pour bénéficier d’autorisations de construire des immeubles R+4 dans des zones où seul le R+1 est autorisé. Comme le quartier de «Beverly Hills» à Marcory zone 4. Le reste de la commune, toutefois, peut aller jusqu’au R+12.
De même, des zones comme Akouédo, la Riviera-Faya, Djorobité peuvent abriter des R+5. Pour Bruno Koné, le fait que la ville d’Abidjan bénéficie de plus en plus de R+, vient de sa densification. Alors, d’après l’invité du Press club de l’Unjci, il faut s’attendre à de plus en plus de constructions en hauteur. Et surtout, de constructions de qualité. «Tous les jours, nous écrivons à un maire pour signaler la vétusté d’un immeuble», a confié le ministre. Des immeubles à évacuer pour éviter qu’ils s’effondrent. Mais, combien l’écoutent ? Matériaux de mauvaise qualité, manque d’architectes, etc. Les propriétaires de ces immeubles, pour lui, sont les premiers responsables des effondrements de bâtiments dans la capitale.
Locataires
Autre sujet abordé par Bruno Koné, la mesure sur les deux mois de caution et deux mois de loyer, imposée aux propriétaires de maison. «Au début, nous avions des signalisations, mais depuis la prise de ces mesures, nous avons zéro signalisation», a justifié le ministre. Pour lui, cela signifie que la mesure est respectée. Sinon, dit-il, ça voudrait simplement dire que les locataires sont de connivence avec les propriétaires de maison. Le 1378 est le numéro vert. «Vous avez des cas, vous nous alertez», a insisté Bruno Koné. Par ailleurs, au dire du ministre de la Construction, le programme des logements sociaux est là pour corriger le déséquilibre entre l’offre et la demande. À ce sujet, il a souligné la nécessité pour l’Etat «d’affecter encore plus de ressources» au logement pour que ce second programme soit une réussite, avec des coûts accessibles à la population.
Raphaël Tanoh
