Selon nos sources, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique rencontre les enseignants du supérieur privé, ce week-end à Abidjan. L’objectif, pour Dr Adama Diawara, est de les rassurer avant le top départ de l’examen du Brevet de technicien supérieur (BTS), lundi 18 juillet 2022. Depuis le début de semaine, en effet, ces derniers veulent du changement. Ils demandent que les secrétariats du BTS soient majoritairement composés d’enseignants. C’est du moins la volonté du Syndicat des enseignants solidaires du supérieur privé (Sessup) et la Force novatrice des enseignants du supérieur (Fnsup). «Les secrétariats sont composés de domestiques de certaines personnes, d’agents de photocopies, d’étudiants, des commerçants, de ménagères, et de plus de personnes d’autres que les enseignants (…)», note Guy Koné, le secrétaire général du Sessup. D’après l’enseignant, il y a près de 1310 postes de membres de secrétariat à pourvoir et on demande aux syndicats de ne donner que 10 enseignants par syndicats. En fin de compte, signale M. Koné, il n’y aura que 100 postes de membres de secrétariat qui seront attribués aux enseignants. Les 1210 autres postes seront octroyés à des personnes qui n’ont rien à voir avec l’enseignement, se plaint le porte-parole des enseignants. À cela, ils ajoutent la mauvaise gestion dans le paiement des frais de soutenance et des examens du BTS. Le ministre Adama Diawara avait, en début d’année, soulevé le problème avec notamment, les surfacturations. Pour gérer, par exemple, le paiement des arriérés de novembre dernier, on lui avait présenté une facture de 521 millions FCFA pour des frais de secrétariats et de soutenances qui revenaient en réalité à 110 millions FCFA. Après avoir ordonné que les listes soient assainies, le ministre a exigé la même chose pour le dernier paiement des arriérés de soutenance de 2019 et 2020. Problème : il y a du retard dans les paiements.
Raphaël Tanoh
