Près d’un an avant le coup d’envoi de la CAN 2023, il y a des interrogations sur la livraison des infrastructures dans les délais. Face à la presse, ce 31 mars à Abidjan, la Directrice de l’Office national des sports (ONS), a donné des assurances. «Les délais seront tenus. Il est dit dans le cahier de charges que les infrastructures doivent être livrées 6 mois avant la compétition. Nous pensons qu’au mois de novembre, nous allons terminer avec la remise des clés au ministère des Sports qui va à son tour remettre les infrastructures en janvier à la CAF», a-t-elle gagé.
Dans son tour d’horizon sur l’état d’avancement des stades qui accueilleront la grand’messe du football africain, la patronne de l’ONS a communiqué de minutieux indicateurs chiffrés. Sur le stade de Yamoussoukro et le stade olympique d’Ebimpé, les travaux semblent aller bon train avec un taux d’avancement culminant à 98%. Les indicateurs sont également au vert pour le stade de Bouaké, crédité d’un taux d’avancement de 94%. Avec une hausse de 8% comparativement au point d’étape de décembre 2021, les stades de San Pedro (71%) et de Korhogo (64%) avancent crescendo, lentement mais sûrement.
Pour le premier rectangle vert au bord de la lagune Ebrié, le stade Félix Houphouët-Boigny, les statistiques font état de 25 %. Au bas du tableau en termes de taux d’exécution, ‘’le Félicia’’ suscite de toute évidence des inquiétudes. Interrogée à ce sujet, la conférencière demeure optimiste et balaie du revers de la main les arguments selon lesquels le mythique antre ivoirien ne sera pas livré à temps. «Il n’y a pas de plan B. Le stade FHB sera prêt pour la CAN», a-t-elle tranché.
A en croire l’oratrice, le dénominateur commun des 6 stades est que toutes les pelouses seront naturelles. Yoda Koné Mariame a versé de l’eau sur une polémique née sur Internet à propos des sièges qui seront dans des stades. «Les sièges qu’on a vu passer sur les réseaux sociaux ne sont pas ceux qui seront sur nos stades. Je voudrais rassurer les Ivoiriens qu’il y aura des sièges à l’image de la Côte d’Ivoire». Tout en concédant l’existence d’obstacles qui ont causé le ralentissement des chantiers, notamment, la Covid-19 et les difficultés pour le transport des produits exportés, l’ONS croit mordicus à une CAN «sans stress».
Charles Assagba
