Enfants perdus: Que fait l’Etat ivoirien?

par NORDSUD
Publié: Dernière mise à jour le 18 vues

Au niveau d’Abidjan, le besoin dans la prise en charge des enfants victimes de maltraitance est tel que le ministère de la Femme, de la famille et de l’enfant a mis en place une cellule spéciale.

Le Comité national de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants (Cnlvfe). La structure a créé des plateformes pour recenser les cas. Rien qu’à Abidjan, ce sont 14 plateformes de ce genre qui existent. Chacune est composée de la police, de la gendarmerie, d’ONG, de membres du ministère, etc.

78 autres plateformes existent à l’intérieur du pays. Chacune de ces plateformes est affiliée à un centre social qui se charge de gérer les cas. Leur rôle ? Balayer l’environnement pour retrouver des cas de maltraitance. Quand un cas est trouvé, la cellule essaye d’envoyer l’enfant dans un centre de transit.

Hélas, le seul centre de transit public reste le Centre de prévention et d’assistance aux victimes des violences sexuelles (Pavios), qui manque d’infrastructures. Il faut donc se rabattre sur d’autres sites.

Et, outre Cavoéquiva, les Ivoiriens peuvent également compter sur la Case des enfants, créée par la Première dame, Dominique Ouattara, présidente de la Fondation Children of Africa.

Situé au Plateau, ce centre accueille près d’une soixantaine d’enfants, filles et garçons. Des enfants victimes de sorcellerie ou de violences domestiques, ils sont les bienvenus. Mais ici aussi, la capacité d’accueil est limitée.

Et la demande se fait de plus en plus forte. L’une des raisons pour lesquelles la Première dame a mis les bouchées doubles, ces dernières années, pour combler le vide dans la prise en charge des enfants victimes de maltraitance.

Des centres ont été créés à Soubré, Bouaké et Ferkessédougou.  Mais, à Soubré et à Ferkessédougou, ce sont uniquement des cas d’enfants victimes de traite et d’exploitation qui sont pris en charge, tandis qu’à Bouaké, c’est plutôt un centre de resocialisation.

D’où la nécessité de créer plus de centres de transit ou d’affecter davantage de ressources à ceux existant. Car, ils ne se comptent plus, les parents qui ont tourné le dos à leurs enfants.

Raphaël Tanoh

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