Interpellations de membres de l’opposition : les précisions du porte-parole du gouvernement

par nordsud.info
14 vues

Le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, a affirmé mercredi que les personnalités de l’opposition récemment interpellées ne l’ont pas été en raison de leur appartenance politique, mais pour avoir « enfreint la loi », rejetant ainsi tout amalgame au sujet des raisons de leur arrestation, à environ deux semaines de l’élection présidentielle.

Interrogé sur la contradiction entre les assurances données par le gouvernement sur l’organisation d’élections « libres, démocratiques et apaisées », et l’incarcération de plusieurs opposants, le ministre de la Communication a clarifié la position de l’Exécutif sur la situation préélectorale qui prévaut en ce moment.

« L’engagement du chef de l’État pour des élections démocratiques, libres et apaisées ne date pas d’hier. Il l’a réaffirmé à plusieurs reprises, notamment devant le corps diplomatique », a rappelé Amadou Coulibaly lors de la conférence de presse consécutive au conseil des ministres. « Il faut éviter les amalgames. Ceux qui ont été interpellés ne l’ont pas été parce qu’ils sont de l’opposition. Ils l’ont été en tant que justiciables ayant commis des délits », a-t-il expliqué.

Le porte-parole du gouvernement a insisté sur le fait que la justice « applique strictement les textes en vigueur », notamment concernant l’usage des réseaux sociaux. « Nous avons mené pendant trois ans une vaste campagne de sensibilisation pour une utilisation responsable d’Internet. Aujourd’hui, nous sommes dans la phase de répression, qui fait partie intégrante de cette pédagogie. Un délit reste un délit, et Internet n’est pas un espace de non-droit », a-t-il indiqué.

Rappelant la modification de la loi sur la communication audiovisuelle, Amadou Coulibaly a souligné que les comptes disposant de plus de 25 000 abonnés « ne relèvent plus d’une conversation privée » et doivent se conformer aux règles de responsabilité publique. Il a cité en exemple le Royaume-Uni, qui a adopté en 2023 une législation similaire visant à renforcer la régulation des contenus en ligne.

Tout en réaffirmant le respect de la liberté d’expression en Côte d’Ivoire, le ministre a précisé que celle-ci s’exerce « dans le cadre des lois en vigueur ». « Notre pays n’a jamais restreint l’accès à Internet, contrairement à d’autres États. Mais liberté d’opinion ne signifie pas liberté d’enfreindre la loi », a-t-il martelé, avant de conclure que « ce n’est pas parce que vous êtes opposant que vous avez le droit de violer la loi. »

MD

Articles similaires

Laissez un commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez le stockage et le traitement de vos données par ce site Web.

Are you sure want to unlock this post?
Unlock left : 0
Are you sure want to cancel subscription?
error:

Le site Web nordsud utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que cela vous convient, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. J'accepte Lire la suite

-
00:00
00:00
Update Required Flash plugin
-
00:00
00:00