Comme le prévoit la Constitution, Alassane Ouattara a prêté serment ce lundi 8 décembre 2025 au Palais présidentiel. Cette cérémonie d’investiture, marquée par la présence de nombreux invités de haut rang, clôt un long bras de fer engagé depuis plusieurs mois par l’opposition. Celle-ci soutenait que le candidat du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) n’était pas éligible au regard de la loi, et avait multiplié déclarations et menaces, promettant de plonger le pays dans le chaos si le président sortant maintenait sa candidature. Dans le même temps, elle exigeait le retour dans la compétition de certains de ses cadres pourtant exclus de la course par le Conseil constitutionnel.
Face à ces contestations, Alassane Ouattara est resté inflexible. Dès janvier 2025, il s’est attaché à rassurer les Ivoiriens, assurant que le scrutin présidentiel se tiendrait dans le calme et dans les délais. Pour garantir la sécurité, 44 000 éléments des forces de défense et de sécurité ont été mobilisés sur l’ensemble du territoire. Malgré quelques incidents isolés, rapidement maîtrisés, l’élection s’est déroulée comme prévu. La candidature d’Alassane Ouattara ayant été validée par le juge électoral, celui-ci a remporté le scrutin dès le premier tour.
Pour autant, ses adversaires n’avaient pas renoncé. Ils avaient promis l’échec de la cérémonie d’investiture. Une nouvelle prédiction démentie par les faits. Ce lundi 8 décembre, en présence d’une quinzaine de chefs d’État et de gouvernement, Alassane Ouattara a été investi pour un nouveau mandat de cinq ans, confirmant ainsi sa position et refermant un chapitre marqué par de vives tensions politiques.
MD
