Le journaliste-écrivain Sanogo Soungalo, connu également sous le pseudonyme de Raphaël Tanoh est revenu sur son dernier livre, l’Homme au parfum de charognard, avant le Salon international du livre d’Abidjan (SILA), auquel il participera dans le stand de la maison d’édition Vallesse. L’ouvrage paru en 2022 est une fiction qui se vend bien et qui aborde la question fondamentale de la citoyenneté et des bavures. L’auteur a voulu toucher du doigt le mal humain à travers le récit d’une jeune femme à la recherche de son frère cadet, disparu suite à une marche.
Raphaël Largaton
C’est ici que le personnage de Raphaël Largaton prend vie. Ce magistrat-militaire aux méthodes peu orthodoxes a été l’occasion pour l’auteur de personnifier l’héroïsme à l’africaine. « C’est un personnage qui va certainement revenir. Mais ce qu’il faut retenir, ce sont les possibilités qu’ils nous restent encore à explorer dans la littérature africaine, qui a tendance à pencher d’un seul côté depuis des générations », a indiqué l’écrivain, désigné sacré meilleur journaliste de Côte d’Ivoire en 2022 avec le Super Ebony. Auteur du livre ‘‘Il faut sauver Marlyne’’, paru aussi chez Vallesse Editions, et consacré manuscrit d’Or 2009, Sanogo Soungalo a également écrit Le Corbeau paru chez les Nouvelles éditions balafons. Sur la littérature dans sa globalité, il a décrié le désintérêt de plus en plus notable chez les Ivoiriens. « C’est une profession qui se meurt sur le plan commercial. Je lance un appel général aux autorités, aux institutions, aux promoteurs, à soutenir le livre. Aujourd’hui, le constat que je fais dans chacune de mes dédicaces, c’est que les filles lisent beaucoup plus que les garçons », a souligné l’écrivain.
G.D
