Coup d’éclat dans un immeuble R+3 localisé sur le boulevard Giscard d’Estaing, au feu tricolore de l’hôtel Ibis à Marcory. Exhortés à quitter leurs appartements situés dans le building suite aux constats de risques imminents d’effondrement, certains locataires font la sourde oreille et refusent de s’en aller. Un hara-kiri au vu de l’état de délabrement avancé du bâtiment.

En effet, suite à une inspection de la bâtisse, réalisée à la demande du propriétaire, le Ministère de la construction du logement et de l’urbanisme (Mclu) a décelé «des fissures sur les murs, un décollement du chaînage de la fondation et une inclinaison de l’immeuble», signale un communiqué, en date du 26 avril. Le bâtiment menace clairement ruine. De visu, les images publiées sur la page Facebook du Mclu font froid dans le dos et indiquent que l’immeuble est à deux doigts de s’écrouler. Ces graves détériorations sont en effet consécutives à des travaux sur un terrain jouxtant l’édifice.
Les locataires refusent de débarrasser le plancher

Dans la droite ligne des dispositions légales en vigueur, le ministère a notifié une mise en demeure de démolition au propriétaire et une mise en demeure d’évacuation aux locataires. Un message qui est passé lettres mortes chez les résidents. «Malgré les nombreuses injonctions du ministère de la Construction, certains locataires refusent de quitter les lieux au mépris de leur vie», explique la circulaire. Soucieux de préserver la vie des populations et d’éviter un énième affaissement d’immeuble qui pourrait occasionner des pertes en vies humaines et des dégâts matériels, le ministère continue de tirer la sonnette d’alarme et de jouer la carte du dialogue.
Charles Assagba
