Le gouvernement ivoirien a annoncé ce mercredi la création d’une unité de surveillance du secteur des jeux de hasard, avec pour objectif d’assainir un domaine en pleine expansion, marqué par la prolifération d’activités non autorisées.
Le gouvernement ivoirien entend renforcer le contrôle du secteur des jeux de hasard. Lors du conseil des ministres de ce mercredi 26 avril 2026, un décret a été adopté en vue de la création d’une unité de surveillance. L’annonce a été faite par le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, lors de la conférence de presse consécutive à la réunion. Selon le ministre de la Communication, cette nouvelle entité est un service chargé d’appuyer l’action de l’Autorité de régulation des jeux de hasard, notamment en matière de surveillance, de contrôle et de sécurisation des activités sur l’ensemble du territoire national.
La création de cette unité intervient dans un contexte marqué par une multiplication des offres de jeux de hasard non autorisées. « Vous êtes tous témoins de la prolifération de pratiques illégales, avec des machines à sous et des dispositifs qui échappent au cadre réglementaire », a expliqué le ministre.
En Côte d’Ivoire, a-t-il rappelé, seule la Loterie nationale de Côte d’Ivoire (LONACI) est habilitée à organiser légalement les jeux de hasard. Pourtant, de nombreux opérateurs clandestins se sont installés ces dernières années, en marge du cadre légal.
Face à cette situation, la nouvelle unité aura pour mission de traquer, constater et sanctionner toutes les infractions liées aux jeux illégaux, en veillant à ce que seules les structures dûment autorisées exercent dans ce domaine.
Composée d’agents assermentés issus des forces de sécurité publique et de l’autorité de régulation, cette unité disposera de larges pouvoirs d’investigation, de constatation et de répression. Elle pourra intervenir sur toute l’étendue du territoire national.
Interpellé sur un éventuel chevauchement avec les missions de l’Autorité de régulation des jeux de hasard, le porte-parole du gouvernement a été claire : qu’«il ne s’agit pas d’un doublon, mais d’une complémentarité.»
Selon le ministre, l’Autorité de régulation conserve son rôle de supervision et de régulation du secteur. La nouvelle unité interviendra principalement donc sur le terrain, pour constater les infractions et assurer leur répression.
« L’autorité avait besoin d’un bras opérationnel pour agir efficacement contre les installations frauduleuses. Cette unité vient répondre à cette nécessité », a précisé Amadou Coulibaly.
Marc Dossa
