La Côte d’Ivoire enregistre depuis quelques jours l’arrivée de réfugiés en provenance du Mali, alors que le flux important venu du Burkina Faso ces derniers mois montre des signes de ralentissement. L’information a été rendue publique ce mercredi le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly.
Interrogé sur la situation humanitaire au nord du pays, où près de 80 000 réfugiés avaient été recensés en novembre 2025, le ministre de la Communication a indiqué que « l’essentiel » des personnes déplacées précédemment « venaient du Burkina Faso », mais que la tendance évolue.
« Aujourd’hui, même si au Burkina, la tendance semble être ralentie, nous commençons à recevoir des réfugiés qui nous viennent du Mali », a-t-il déclaré lors du point-presse consécutif au conseil des ministres.
Amadou Coulibaly a rappelé que la Côte d’Ivoire, fidèle à sa « tradition de terre d’accueil », a mis en place des dispositions pour garantir des conditions d’accueil « décentes ». Comme pour les réfugiés burkinabè, les nouveaux arrivants sont dans un premier temps « accueillis dans des familles », a-t-il précisé. Il a ajouté que l’État prendra des mesures supplémentaires si les flux augmentent, « comme nous l’avons fait dans le nord-est ».
Le porte-parole du gouvernement a également évoqué le cas récent de réfugiés ghanéens arrivés après un conflit foncier. « Suite à la visite du ministre des Affaires étrangères, les choses se sont bien passées et les réfugiés ghanéens sont retournés dans leur pays », a-t-il révélé.
Les populations civiles du Burkina Faso et du Mali, en proie à des attaques terroristes depuis plusieurs années, choisissent de trouver refuge en territoire ivoirien. C’est dans le cadre de l’organisation de l’accueil de ces réfugiés, que six fonctionnaires ivoiriens ont été arrêtés en août dernier, après avoir franchi par inadvertance la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Les autorités burkinabè les accusent d’être des mercenaires et refusent de les libérer.
MD
