À New York, le vice-président ivoirien Tiémoko Meyliet Koné a insisté sur la nécessité pour l’Afrique de peser davantage dans les grandes décisions internationales. En marge du débat général de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale de l’ONU, il a également pris part à une réunion consacrée à la protection des enfants face aux risques liés à l’intelligence artificielle.
La Côte d’Ivoire veut faire entendre la voix de l’Afrique au sein des grandes instances internationales. Présent à New York dans le cadre de la 81ᵉ session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies, le Vice-président Tiémoko Meyliet Koné, chef de la délégation ivoirienne, a mis en avant la nécessité pour le continent de renforcer sa participation aux processus de décision internationaux.
Dans son intervention, selon une note d’information de la Présidence de la République, il a notamment souligné le poids que représente aujourd’hui l’Afrique dans le concert des Nations. Une évolution qui, selon lui, doit se traduire par une présence accrue du continent dans les espaces où se prennent les grandes décisions.
L’enjeu est notamment celui de la représentation africaine au Conseil de sécurité des Nations unies. Le continent, a-t-il relevé, doit pouvoir être « à la table des discussions » et non « au menu des discussions ».
Une manière de mettre en avant la nécessité d’une plus grande implication de l’Afrique dans les mécanismes de gouvernance mondiale, alors que les enjeux internationaux touchent de manière croissante les intérêts et les populations du continent.
Ouvert mardi, le Débat général de la 81ᵉ session ordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU se poursuit en séance plénière jusqu’au lundi 28 septembre 2026.
Tiémoko Meyliet Koné prononcera l’allocution de la délégation ivoirienne le jeudi 24 septembre au siège des Nations unies à New York.
Cette intervention devrait permettre à la Côte d’Ivoire de présenter ses positions sur les principaux enjeux inscrits à l’agenda international, dans un contexte marqué notamment par les questions de sécurité, de développement, de coopération internationale et de gouvernance mondiale.
En marge de cette première journée du Débat général, le vice-président ivoirien a également participé à une réunion de haut niveau consacrée à la protection des enfants à l’ère de l’intelligence artificielle.
La rencontre avait pour thème : « Protéger les droits des enfants face à l’Intelligence artificielle : la Coalition pour les droits et la protection des enfants à l’ère de l’intelligence artificielle comme outil opérationnel ».
Elle était co-présidée par les présidents français et kenyan ainsi que par les Premiers ministres espagnol et australien.
Les discussions ont porté sur les moyens de mieux protéger les mineurs face au développement rapide des technologies d’intelligence artificielle. L’enjeu est notamment de faire évoluer les mécanismes de protection au même rythme que les technologies susceptibles d’affecter les droits, la sécurité et le bien-être des enfants.
Une coalition internationale lancée à Genève
La « Coalition pour les droits et la protection de l’enfance à l’ère de l’Intelligence artificielle » a été lancée en juillet 2026 à Genève, sous l’impulsion notamment de la France, de l’Espagne et du Kenya.
Cette initiative part du constat que le développement rapide de l’intelligence artificielle devance actuellement, dans plusieurs domaines, les mécanismes destinés à protéger les mineurs.
La coalition entend ainsi contribuer à une réponse collective face à ces nouveaux défis, en favorisant la coopération entre États et l’adoption de mesures opérationnelles destinées à mieux encadrer les usages de l’IA lorsqu’ils concernent les enfants.
Marc Dossa
