Région de Gbêkê: Diabo, une ville émergente sous la houlette du maire Koumien

par nordsud.info
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La localité de Diabo, dans la région de Gbêkê, était l’ombre d’elle-même depuis son érection en commune en 1985. Depuis l’avènement d’Alassane Ouattara au pouvoir en 2011 et l’élection du plus jeune maire Koumouin Konan René, cette localité sort de sa léthargie pour devenir une ville émergente.

D’ici deux ans, le sénateur-maire de Diabo rêve de voir sa ville totalement transformée sur la voie de l’émergence tracée par le Président Alassane Ouattara. Elu maire de la commune de Diabo créée en 1985,  Koumouin Réné s’est donné une vision pour la petite commune située à 23 km de Bouaké, dans la région de Gbêkê.

Malgré l’entregent des premiers maires notamment le grand-père de l’actuel Koumouin René, Nanan Khissy Benoît Fulbert, du maire Yoboué Lazare ou du député Konan Kouamé Nsikan, la capitale des Gbloh n’avait connu une embellie notable. Elle était restée un gros village.

A son élection en 2013, le maire Koumouin Konan René devenu sénateur en 2018 se souvient que sa commune de 17.000 habitants n’était qu’une bourgade invisible pour le visiteur. Il s’engage alors à la transformer comme l’empereur Mutsu Hito a transformé le Japon du shogunat à partir de 1867 durant l’ère Méiji. Jadis perdue dans les broussailles, aujourd’hui avec la vision du jeune maire qu’il est, l’action combinée de l’équipe municipale sous la conduite du gouvernement ivoirien et l’aide de certains cadres de la région, la petite commune a réalisé plusieurs acquis. Mieux les perspectives sont prometteuses pour faire de Diabo, le Grand-Bassam d’Abidjan ou le Djékanou semblable à Yamoussoukro.

                                                     Ere de profondes réalisations

A notre passage le mardi 25 janvier 2022, nous avons découvert une cité en chantier ouvert. Le bourg qui n’avait aucune avenue bitumée bénéficie de plus de 5 km de voiries recouvertes de bitumes avec des caniveaux et autres ronds-points où le maire envisage d’ériger des monuments. Voulant avoir les pieds dans la tradition, et la tête dans le modernisme, le maire Koumouin Konan René a pris soin d’adresser les avenues pour rendre hommage aux personnalités qui ont contribué au développement de la cité Gblo. Ainsi, on dénombre les avenues Khissy Benoit du nom du 1er maire de Diabo, Kouamé Konan N’sikan qui fut le député de Diabo, l’ex-maire Yeboué Lazare. Les chefs de canton Nanan Bathé, Nanan Yeman, ainsi que le fondateur de Diabo Apkatou Koko ainsi que des cadres comme Kouadio Dela, Allegui Siaka n’ont pas été omis.

En outre, les voies communales de la cité de l’éléphant (Djaha bo) qui n’ont pas été bitumées bénéficient d’un reprofilage lourd.

Sur le plan de l’électrification urbaine et avec des villages communaux, Koumouin René est totalement satisfait. « La localité est électrifiée à 99 %. Il ne reste que  deux petits villages de moins de 500 habitants chacun, qu’il faut regrouper en un pour l’électrification. Il s’agit des villages de Yebouekro et Langanssou », rapporte-t-il, radieux. Le sénateur-maire confie également qu’à son arrivée, il n y avait que 5 villages électrifiés sur  les 65 que compte la commune. Véritable révolution électrique.

Du coté de l’adduction en eau potable, la commune de Diabo abrite le barrage de la Loka qui fournit depuis 1979 le Gbêkê en eau. En dépit de cette situation, jusqu’en 2013, la commune de Diabo était mal lotie. Ce n’est plus qu’un vieux souvenir, aux dires du maire Koumouin Konan René. «Depuis le mois de décembre 2021, nous avons de l’eau en permanence dans les robinets. Nous avons réhabilité des forages dans les villages où ils étaient en panne. Nous avons fait des forages où il n y en avait pas», a renchéri le maire-sénateur.

Relativement à l’aménagement des infrastructures communales, économiques et  financières, le conseil municipal a entrepris des actions vigoureuses. Un plan directeur a permit de moderniser ou de viabiliser les quartiers traditionnels de Tandokro, Saya, Ndenou, Amanibo, Habitat (Belleville), Aougnanou, Kouassi-Golikro Ndoumounkro mais aussi de créer une nouvelle gare routière avec un nouveau pôle économique qui regorge une station d’essence, une quincaillerie, des magasins, un marché réhabilité, une pharmacie à réaliser, une boulangerie, un trésor en construction avec résidence du trésorier communal.  

Côté culture et religion, l’équipe municipale avec l’aide de sa tutelle a procédé non seulement à la réhabilitation du foyer des jeunes et des femmes de Diabo mais surtout à la construction de foyer dans des villages. L’église CMA était en reconstruction à notre passage quand la mosquée de Diabo a reçu un coup de peinture et des dons de nattes pour la prière. Les voies qui jouxtent la mosquée ainsi que l’église catholique ont été aussi bitumées.   

Concernant l’éducation et la santé, des efforts ont été faits par l’équipe municipale et le député Assahoré Konan Jacques à travers la construction de nombreuses salles de classe au primaire et l’équipement en tables-bancs ou des dons de fournitures aux élèves démunis. Il en est de même en matière de santé où des centres de santé ont reçu des équipements. Toutefois le maire déplore un faible plateau technique du centre de santé urbain de Diabo et l’insuffisance des centres de santé sur le périmètre communal. Et dans ce cadre, les perspectives sont prometteuses aussi bien dans la santé que dans divers autres secteurs.

                                                            Diabo, ville futuriste

En effet, dans la cadre de la vision d’une ville futuriste qui doit ressembler à Yamoussoukro, Koumoin René et son équipe municipale ont entrepris un nouveau schéma directeur de la ville de Diabo. Pour lui d’ici quelques années Diabo doit devenir ce qu’est Grand Bassam pour Abidjan. Pour réaliser son rêve, il a procédé à un morcellement de plus de 1000 lots. Il a prévu pour ce faire une cité administrative, une nouvelle gare routiére, un pôle industriel, un pôle éducatif, une zone hôtelière, un quartier résidentiel dénommé Lycée Extension.

Des graders et des Caterpillar sont à la manœuvre pour sortir les routes. La localité a bénéficié d’un centre multisectoriel des métiers de l’agronomie qui sera construit sur un peu plus de 14 hectares. Il est aussi prévu la construction d’usines d’anacarde au côté de celles qui existent déjà non loin de l’autoroute en construction à Diabo-Sokoura. Pour garantir tous ces investissements, la mairie a concédé un hectare de terrain pour la construction  d’un commissariat à l’entrée de Diabo non loin du village de Kondoubo, et de deux hectares pour l’érection d’une brigade de gendarmerie du côte du village de Adiékro.

Côté éducation, il est prévu la construction de 4 collèges de proximité dans les villages centres de la commune. Ces derniers, proposés par la commune ont reçu l’adoubement du gouvernement du Président Alassane Ouattara. C’est pourquoi, le maire-sénateur a remercié le chef de l’Etat pour l’oreille attentive qu’il a pour les besoins des populations Gblo de Diabo.

Allah Kouamé, Correspondant permanent

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