Suspension de salaires : la réaction des enseignants  

par nordsud.info
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Le gouvernement a suspendu les salaires de 26 leaders du collectif des syndicats du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation, auteurs de la grève de 3 jours qui a paralysé l’école du 15 au 17 octobre dernier. Les autres ont subi 3 jours de ponction sur leurs paies. Une sanction annoncée ce mercredi par le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, ministre de la Communication et de l’économie numérique.

Au sein des faitières, la nouvelle ne passe pas bien. « La réaction du gouvernement est disproportionnée par rapport à la grève », a indiqué ce mercredi Jérôme Ourizalé, secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du primaire public de Côte d’Ivoire (Saeppci). Pour lui, la logique aurait été de se limiter aux trois jours de ponction sur les salaires, vu que la grève n’a duré que 72h. A l’entendre, les 26 leaders syndicaux dont les salaires ont été suspendus, risquent la radiation. « Il faut passer en conseil de discipline pour s’expliquer. C’est à ce stade qu’on connaîtra véritablement leur sort. S’ils ne sont pas convaincants, ils risquent de perdre leur emploi », signale-t-il.

Faute professionnelle

Pacôme Attaby, président de la Centrale syndicale Espoir, lui, indique que les enseignants n’ont pas commis de faute professionnelle. « Il n’y a qu’en cas de faute professionnelle qu’on passe devant le conseil de discipline. Une grève est un droit syndical », fait-il savoir. Au ministère d’Etat, ministère de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration, un proche collaborateur de la ministre souligne que la réaction des autorités s’explique par le fait que les syndicats sont allés en grève, alors que les discussions avaient débutés. Par ailleurs, ajoute-t-il, les enseignants continuent de menacer la quiétude de l’école. Et si jamais leurs salaires doivent être rétablis, pour lui, cela pendra plus de trois mois. « Le temps de signifier cela au ministère de l’Education nationale, puis, de les convoquer en conseil de discipline, fera traîner les choses », souligne-t-il.

Cette situation arrive alors que les syndicats des enseignants du primaire et du secondaire viennent de terminer un atelier avec leur ministre de tutelle, pour parler de leurs revendications et instaurer la confiance. On le sait, ils réclament une prime d’incitation.

Raphaël Tanoh

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