Transformation locale du cacao : Quel impact sur l’économie ivoirienne ?

par nordsud.info
Publié: Dernière mise à jour le 118 vues

La Côte d’Ivoire, pays d’Afrique de l’Ouest avec une population estimée à 24 548 332 d’habitants en 2018, est le premier producteur mondial de fèves de cacao, avec une production moyenne annuelle de 2.000.000 tonnes, soit 41 % de l’offre mondiale. Pour renforcer son économie, augmenter la transformation locale et améliorer les conditions de vie des producteurs, le gouvernement ivoirien a pris plusieurs initiatives ces dernières semaines.

Le mardi 22 Septembre 2020, l’État ivoirien a mis en place un projet de construction d’une usine de transformation locale de ses produits bruts. Ce projet permettra à la Côte d’Ivoire d’avoir une capacité de transformation de 650 mille à un million de tonnes, d’ici deux à trois ans, soit de 35 à 50% de transformation locale. Ce complexe situé à Anyama- PK 24 (sud d’Abidjan), dans la nouvelle zone industrielle est le fruit de la coopération ivoiro-chinoise. Il sera exécuté en 24 mois pour un coût estimé à 216 milliards de francs CFA. Selon le Président ivoirien Alassane Ouattara, ce type de projet, augmentera la croissance économique de 8% l’année prochaine, contre 2% cette année : « Cette transformation locale va générer de la valeur ajoutée, des emplois pour les Ivoiriens, mais également des recettes pour le budget de l’Etat, améliorer considérablement le volume des investissements déjà réalisés dans le pays et renforcer la croissance économique de la Côte d’Ivoire », a-t-il indiqué.

En plus de cette usine de transformation locale, l’État ivoirien a procédé à la fixation du prix d’achat du cacao pour la campagne 2020-2021, passant de 850 à 1000 Fcfa le kilogramme. L’annonce a été faite lors de la cérémonie d’ouverture de la 7ème édition des Journées Nationales du Cacao et du Chocolat (JNCC) le jeudi 1er octobre 2020 par le Président Alassane Ouattara en personne.

Cette transformation locale assimilée à la hausse du prix d’achat de cacao ivoirien aura un impact positif sur le quotidien des planteurs et aussi sur l’économie ivoirienne. Au plan national, le niveau de production atteint fait que l’économie cacaoyère fournit environ 50 % de recettes d’exportation et contribue pour 20 % au Produit Intérieur Brut (PIB) du pays. Au plan social, selon certaines études, ce sont environ 600.000 chefs d’exploitation qui alimentent l’appareil de production, faisant ainsi vivre environ 8.000.000 de personnes des revenus du cacao.

Avec cette augmentation, l’état vise à encourager la capacité de production des planteurs qui auront plus de rentabilité financière au cours de la campagne qui s’ouvre par rapport à la précédente, si la production locale s’accroît.

En juin 2019, la Côte d’Ivoire et la Ghana ont fixé un prix plancher à l’export de 1 452 Fcfa le kilogramme et la création d’un différentiel de revenu vital de 223 francs par kilogramme effectif sur la prochaine campagne 2020-2021 qui démarrera début octobre.

Ahmed Coulibaly

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