Travail des enfants dans la cacaoculture : Mme Ouattara mobilise la société civile belge

par nordsud.info
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La Première dame Dominique Ouattara a échangé ce mercredi 16 février 2022 à Bruxelles en Belgique avec une délégation de la société civile Belge. Elle était composée des ONG Save the Children, Solidaridad NetWork, Fern, Défense for Children international-Belgique. Selon son service de communication, les échanges ont porté sur les efforts et l’engagement de la Côte d’Ivoire dans la lutte contre le travail des enfants et la protection des droits des enfants. Et surtout sur la question de la durabilité du cacao de Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, après avoir fait l’état des lieux de la culture du cacao dans son pays, Mme Ouattara a admis que comme bien d’autres pays, la Côte d’Ivoire n’échappe malheureusement pas à la dure réalité du travail des enfants. «Face à cette situation préoccupante dès son accession à la Présidence en 2011, mon époux le Président Alassane Ouattara a immédiatement engagé des mesures vigoureuses pour y remédier. Aussi a-t-il créé deux comités de haut niveau pour lutter contre ce phénomène», a-t-elle souligné. Notamment le Comité Interministériel de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants, CIM et le Comité National de Surveillance des actions de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants.

«Depuis 2012, concernant la lutte contre le travail des enfants, avec le Comité National de Surveillance et tous nos partenaires, nous avons mis en œuvre successivement trois Plans d’Action Nationaux pour nous attaquer aux causes profondes du phénomène, notamment : le manque d’infrastructures scolaires ; les difficultés d’accès des populations rurales aux services sociaux de base ; la protection sociale et le faible revenu des producteurs. Le dernier plan d’action couvre la période 2019-2023 avec un budget de plus de 116 millions d’Euros», a brossé Mme Ouattara. Toutes ces actions ont permis d’avoir des résultats dans la prévention, la protection des enfants, la poursuite et le répression des trafiquants ainsi que la coordination et le suivi évaluation. C’est donc avec fierté qu’elle a évoqué les points obtenus au plan national. «Grâce à ces actions, le taux de scolarisation des enfants dans la zone cacaoyère s’est considérablement amélioré, passant de 58% en 2009, à plus de 90% à ce jour, selon l’étude 2019 de NORC de l’Université de Chicago», a-t-elle rappelé. Sans oublier la mise en place d’un système de vigilance et d’alerte, d’une part par la mise en service de deux lignes vertes et d’autre part par la mise en place d’un Système de Suivi du Travail des Enfants en abrégé SOSTECI. «Tout cela a permis de sauver plus de 200 000 enfants en situation de traite et d’exploitation», a salué la Première dame. Au niveau international, l’épouse du chef de l’Etat est revenue sur la signature des accords bilatéraux avec les Pays frontaliers, notamment le Ghana, le Burkina Faso et le Mali en vue de lutter contre la traite transfrontalière des enfants due à l’immigration, causée par le djihadisme dans le sahel. «Dans ce même cadre en 2017 à Abidjan, nous avons organisé, une importante conférence des Premières Dames de 14 Pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel pour mener en commun la lutte contre la traite transfrontalière des enfants », se souvient-elle. Une panoplie de mesures et d’actions qui a fait dire à la présidente fondatrice de Children of Africa que «les indicateurs montrent que les résultats de nos efforts sont positifs».

N’empêche que Mme Ouattara a dit attendre beaucoup de la contribution des donateurs pour relever trois défis à  savoir le financement pour l’accélération des mesures de protection des forêts, L’accélération de la mise en œuvre des systèmes de traçabilité, et la garantie d’un revenu suffisant pour nos paysans. «Nous donnons le meilleur de nous-mêmes pour produire un cacao durable et nous sommes ici aujourd’hui pour recueillir vos avis et conseils afin de mener de front cette lutte. Nous avons besoin de votre appui ainsi que de votre accompagnement dans nos différentes actions», a terminé Mme Dominique Ouattara.

La rencontre a enregistré la participation d’Alain-Richard Donwahi, ministre des Eaux et Forêts, Adama Kamara, ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, Président du Comité Interministériel de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants (CIM) ; Georges Bolamo, Directeur de Cabinet Adjoint du Premier ministre ivoirien ; Madame Sylvie Patricia Yao, Directrice de Cabinet de la Première dame et Secrétaire Exécutive du Comité National de Surveillance (CNS).


Bakayoko Youssouf

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