Violences conjugales: Un haut gradé de la police dans le viseur d’Ange Kessi

par nordsud.info
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La toile est en ébullition. Publié sur une page Facebook dénommée Fatou Sidibé et repris en boucle par les internautes, un post présente des vidéos mettant en scène un homme qui bat un enfant en faisant la sourde oreille aux supplications des autres habitants de la maison. L’auteur du contenu audio-visuel accompagné de photos, Dame Fatou Sidibé, se présente dans la légende, comme l’épouse du violent homme, un général de police qui passe régulièrement à tabac leurs enfants. «Sauvez-moi et mes enfants. Je suis mariée à un général de police qui se dit d’être au-dessus de la loi. Cela fait 3 ans que mes enfants de 14 ans, 12 ans, 11 ans et 7 ans souffrent énormément. (…) Ils sont battus constamment avec la matraque par leur père pour un oui ou un non. J’ai essayé plusieurs fois de lui parler mais il ne m’écoute pas et me dit que je ne peux rien contre lui, qu’il est un général et moi une pauvre commerçante, qui m’écoutera. (…) Je me suis cachée pour filmer parce que sans ces vidéos, personne ne peut croire qu’un homme comme lui puisse être aussi brutal et aussi c’est un beau parleur il allait nier. Voyant ces images et vidéos, il va me tuer.  Aidez-nous, je vous en prie», brise-t-elle l’omerta en appelant à l’aide. Des sollicitations qui jouissent d’une oreille attentive auprès du Procureur du gouvernement près du Tribunal militaire, le contre-Amiral, Ange Kessi. «Nous avons vu les vidéos et les images qui circulent sur les réseaux sociaux. Nous avons déjà été saisis par la plaignante victime, il y a une semaine de cela. Le dossier est en cours, le 1er substitut du commissaire du gouvernement a été instruit d’ouvrir une enquête pour maltraitance d’enfant, coups et blessures. Le dossier a été confié à l’inspection générale de la police nationale. Il a été demandé aux enquêteurs d’arrêter et déférer le mis en cause à notre parquet au cas où les faits sont établis», indique l’autorité, tout en soulignant que les résultats de l’enquête seront connus dans deux semaines «au plus tard». Si l’affaire continue de se répandre comme une trainée de poudre sur la toile donnant ainsi libre cours aux différents commentaires, la fin de mot de cette situation sera connue après les résultats de l’enquête qui suit son cours.

Charles Assagba

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