Le ministre de l’Hydraulique, de l’assainissement et de la salubrité a annoncé, ce vendredi 27 mai, le début de l’opération de déguerpissement des sites à risques. Au cours d’une conférence de presse animée au Plateau, Bouaké Fofana a informé que 54 sites sont concernés par cette opération. «Le déguerpissement débute le 5 juin», a poursuivi le ministre. Avant de souligner que des mises en demeure ont été remises aux habitants des quartiers concernés. Près de 4 000 familles sont concernées. Pourquoi maintenant ? Bouaké Fofana a expliqué que peu importe le moment, il y a toujours des raisons que les populations avancent pour ne pas partir. «Il n’y aura jamais de bonne période pour déguerpir les gens (…) Je prie Dieu pour que d’ici le 5 juin, il n’y ait pas de mort», a indiqué le conférencier. Que deviendront les zones déguerpies ? «Une fois qu’on aura démoli les bâtisses, nous allons surveiller, sécuriser les sites», a fait savoir le ministre. Des aménagements et la construction d’ouvrages d’assainissement dans ces zones sont prévus. La première partie de cette opération, au dire du ministre, va coûter 2,6 milliards FCFA. Cette somme ne prendra pas en compte les travaux d’aménagement. Des dédommagements prévus pour les populations ? «Le gouvernement n’exclut pas de faire quelque chose. Mais il faut d’abord que les gens partent», a répondu Bouaké Fofana. Les populations concernées seront ensuite identifiées après leur départ des zones à risques.

Les quartiers concernés par le déguerpissement
Adjamé (Bracodi, au niveau du pont piéton);
Attécoubé (Agban-Attié, Mossikro);
Abobo (Cloétcha1 et 2, Avocatier dépôt 9, Banco, Abobo désert) ;
Cocody (Akouédo, Jacques Prévert, Laurier 9 et 15) ;
Yopougon (Bouguinisso, camp militaire, Banco);
Anyama (Pmfa village, Abebroukoua) ;
Bingerville (Gbagba, Pont Dougou, Carrefour CME) ;
Port-Bouët (Tobiato, sous-quartier sur 2,5 km, Bénogosso).
Raphaël Tanoh
