La Commission électorale indépendante (CEI) est montée au créneau ce jeudi pour annoncer une tournée nationale, à compter du 23 novembre prochain. Ce, jusqu’au 2 décembre 2021. Au cours d’une conférence de presse animée au sein de la structure à Cocody, Kuibiert Coulibaly, le président de la CEI, a justifié cette tournée par la volonté de concilier la population avec sa structure. Il s’agit aussi, dit-il, d’amener la population à changer de comportement, à tourner le dos à la violence, et à recourir aux Institutions de la République. «Election, instrument de renforcement de la paix sociale», est le thème de cette tournée nationale qui se fera dans 9 villes. Ce sont : Abidjan, Abengourou, Bondoukou, Daloa, Gagnoa, Korhogo, Man, San Pedro et Yamoussoukro.
L’un des objectifs de la tournée, selon Kuibiert Coulibaly, c’est de recueillir les propositions de la population pour une CEI plus performante. «Nous nous remettons en cause. C’est parce que la CEI se remet en cause que nous avons organisé cette tournée», a expliqué le président. C’est également pour cela, à l’entendre, que les partis politiques seront associés à cette opération. Au terme de la tournée, il pourrait y avoir certaines modifications du code électoral, a souligné Kuibiert Coulibaly. Le patron de la CEI a reconnu qu’il y a des insuffisances à corriger au sein de l’institution, mais qu’ils n’étaient pas responsables des débordements qu’il y a eu pendant la dernière élection présidentielle du 31 octobre 2020. «J’ai des regrets», a commencé le conférencier. Avant d’ajouter : «Mais la CEI n’a pas failli». La structure, pour lui, a joué son rôle, bien qu’il condamne les morts qu’il y a eu pendant cette période, en fin 2020. Toutefois, selon son analyse, l’élection présidentielle s’est «plus ou moins bien passée». Les élections législatives, quant à elles, se sont «parfaitement» déroulées, au dire de M. Coulibaly. À ceux qui remettent sur la table la révision du code électoral, Kuibiert Coulibaly répond que ce n’est pas le moment. Même en 2022, ce ne sera pas le moment, d’après lui. Si la présidentielle de 2025 est considérée par beaucoup comme un évènement majeur, la CEI estime que ce sera une élection comme les autres.
Raphaël Tanoh
