Face la presse ce mercredi à l’issue du conseil des ministre de ce mercredi 29 avril, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a révélé que onze entreprises publiques affichent des fonds propres inférieurs à la moitié de leur capital social.
Une situation préoccupante qui traduit un déséquilibre financier durable et expose ces structures à des risques de dégradation de leur activité, voire à des difficultés de fonctionnement si des mesures correctives ne sont pas engagées rapidement.
Pour faire face à ces fragilités, le gouvernement estime le besoin global de recapitalisation à 39,07 milliards de francs CFA à fin 2025. Dans ce dispositif, l’État devra mobiliser 28,9 milliards de francs CFA, en fonction de son niveau de participation dans les entreprises concernées.
Cette opération vise à restaurer les équilibres financiers, renforcer la solvabilité des sociétés en difficulté et garantir leur pérennité dans des secteurs souvent stratégiques pour l’économie nationale.
Paradoxalement, ces tensions financières coexistent avec des résultats d’ensemble jugés satisfaisants. En effet, les entreprises publiques ont enregistré un chiffre d’affaires cumulé de 4.728,3 milliards de francs CFA en 2025, en hausse de 1,2 % par rapport à 2024.
Le résultat net cumulé s’établit à 240,3 milliards de francs CFA, dépassant les prévisions budgétaires avec un taux de réalisation de 112 %, même s’il accuse une légère baisse de 1 % par rapport à l’année précédente.
Ces performances globales cachent toutefois des disparités importantes entre entreprises, certaines affichant une bonne santé financière, tandis que d’autres nécessitent un soutien urgent.
Pour 2026, le gouvernement table sur un résultat net prévisionnel de 246,3 milliards de francs CFA, soit une progression de 2 % par rapport à 2025.
Toutefois, l’atteinte de cet objectif dépendra en partie de la capacité des autorités à assainir la situation des entreprises en difficulté, notamment à travers les opérations de recapitalisation envisagées.
MD
