C’étaient les retrouvailles, ce vendredi 1er avril 2022, pour les membres du parlement, après la clôture le 10 février dernier, de la 1ere session extraordinaire. À l’occasion de l’ouverture de cette session ordinaire 2022, c’est plutôt Adama Bictogo, le vice-président de l’Assemblée nationale qui représentait le président de l’hémicycle, Amadou Soumahoro, indisponible pour cause de maladie, après son retour au pays. «La nouvelle session qui s’ouvre, intervient dans un climat de paix retrouvée, d’apaisement du climat socio-politique et du dialogue politique constructif, grâce aux efforts inlassables du président de la République», s’est réjoui Adama Bictogo, en présence du Premier ministre, Patrick Achi, représentant le chef de l’Etat, Alassane Ouattara.

Loi contre la corruption
Devant les présidents d’institutions, les ambassadeurs et les représentants des missions diplomatiques, le vice-président de l’Assemblée nationale a jeté un regard sur le travail abattu par l’hémicycle lors de la session précédente, avec comme points saillants, l’examen et l’adoption de 23 projets de loi, sur le plan législatif. Des travaux qui, selon Adama Bictogo, ont un «impact social perceptible» sur les populations, avec par exemple la loi contre la corruption. Pour la session 2022, à l’attendre, ce sont 24 projets de loi qui attendent sur le bureau de l’Assemblée nationale, dont le calendrier de travail sera communiqué plus tard. Certains, au dire de M. Bictogo, susciteront un grand intérêt. Ce sera notamment le cas pour le projet relatif au divorce et à la séparation de corps, qui viendra en complément des dernières réformes intervenues. Il y aura, entre autres, un projet de loi relatif à la protection des intérêts moraux et matériels des enfants.

Le représentant d’Amadou Soumahoro espère que les débats se dérouleront dans une ambiance de fraternité et de convivialité, qui a toujours prévalu. Des efforts, dit-il, seront faits pour améliorer les conditions de vie et de travail des députés.
Raphaël Tanoh
