La Présidence de la République a annoncé, ce mercredi 23 septembre 2026, plusieurs nominations à la tête des principales institutions judiciaires ivoiriennes. Parmi elles, celle de Yolande N’da Tanoh-Bakayoko, avocate et veuve de l’ancien Premier ministre Hamed Bakayoko, nommée conseillère au Conseil constitutionnel pour un mandat de six ans.
Le paysage institutionnel et judiciaire ivoirien connaît de nouveaux changements. Le Président de la République, Alassane Ouattara, a procédé ce mercredi 23 septembre à la signature de plusieurs décrets portant nomination à la fois au Conseil constitutionnel, au Parquet général près la Cour de cassation et le Conseil d’État, ainsi qu’au Conseil supérieur de la magistrature.
Au Conseil constitutionnel, trois personnalités ont été nommées conseillers pour une durée de six ans à compter du 1er octobre 2026. Il s’agit de Yolande N’da Tanoh-Bakayoko, avocate, d’Ali Yéo, magistrat hors hiérarchie, et de Mamadou Diakité, également magistrat hors hiérarchie.
Avocate de formation, Yolande N’da Tanoh-Bakayoko rejoint ainsi l’institution chargée notamment du contrôle de la conformité des lois à la Constitution et du contentieux électoral dans le cadre de ses attributions. Elle exercera ses fonctions pour un mandat de six ans, à compter du 1er octobre 2026.
La nouvelle conseillère est également connue dans le paysage public ivoirien en tant que veuve de l’ancien Premier ministre Hamed Bakayoko, décédé en mars 2021. Sa nomination intervient plusieurs années après la disparition de celui qui avait occupé les fonctions de Premier ministre, ministre de la Défense et maire d’Abobo. Son arrivée au Conseil constitutionnel s’inscrit dans le renouvellement de la composition de cette institution.
La série de nominations concerne également le sommet du parquet judiciaire. Théodore René François Kouassi Komoin, magistrat hors hiérarchie, est nommé Procureur général près la Cour de cassation et le Conseil d’État. Il prend ainsi la direction du Parquet général près ces deux hautes juridictions, dans le cadre de la réorganisation annoncée par la Présidence de la République.
Le troisième décret signé par le chef de l’État porte sur le Conseil supérieur de la magistrature. Kadjo Fodjo Abo, magistrat hors hiérarchie, précédemment inspecteur général des services judiciaires et pénitentiaires, succède à Mamadou Koné à la tête du Conseil supérieur de la magistrature. Le poste était resté vacant après la disparition de l’ancien ministre de la Justice.
M. Dossa
