Pour réduire la pauvreté et les inégalités sur le continent africain, le président ivoirien, Alassane Ouattara entrevoit deux défis clés : la formation et l’emploi des jeunes africains.
Pour relever ces défis, selon le chef d’état, le secteur privé, la banque mondiale et les organisations de la société civile doivent accorder leurs violons et jouer pleinement leur partition dans la mobilisation des ressources. Cette approche, le patron de l’exécutif ivoirien l’a réitérée ce jeudi, au pupitre. Devant ses pairs, le président de la Banque mondiale, des acteurs privés et les hôtes triés sur le volet qui prennent part à l’Assemblée pour le Développement Économique de l’Afrique du 9 – 10 Octobre 2024 visant à soutenir la 21e reconstitution des ressources de l’Association Internationale de Développement (IDA-21) qui se tiendra en Décembre à Abidjan.
En lien avec cette vision, Alassane Ouattara envisage que l’accord d’Abidjan qui sanctionnera ces rendez-vous marque un changement de paradigme. Le président ivoirien souhaite que ce document stratégique réaffirme les priorités d’investissement et assure une utilisation transparente et efficiente des ressources qui seront mises à disposition par la reconstitution des fonds. Alors que l’ambition de l’IDA-21 est de récolter 120 milliards de dollars, Alassane Ouattara espère que cette manne financière puisse contribuer à apporter « une réponse satisfaisante aux difficultés de financement que les crises et les tensions imposent à l’Afrique ».
Le Chef de l’État ivoirien a mis l’accent dans son discours sur l’immensité des besoins et l’importance des ressources de l’IDA pour le financement des projets de programmes de développement en Afrique. Il a rappelé la préciosité des précédentes reconstitutions de ressources qui ont notamment permis aux pays à faible revenu de faire face, à la crise du Covid-19 et de financer les actions de développement et de lutte contre la pauvreté.
Charles ASSAGBA
