Bakro (Aboisso) : le projet humanitaire du Père Diané qui a besoin d’aide

par nordsud.info
84 vues

31,25 millions de FCFA. C’est la somme nécessaire pour assurer, la prise en charge de 25 enfants issus de familles défavorisées. À Bakro, dans le département d’Aboisso, le Père Basile Diané veut relever ce défi en leur offrant gratuitement logement, nourriture, scolarité, soins et encadrement. Mais pour y parvenir, le prêtre a besoin de dons.

Le projet est ambitieux. Presque une « folie », selon ses propres mots. Mais le Père Basile Diané veut y croire. Curé de la paroisse catholique d’Adjahui-Coubé, dans la commune de Port-Bouët, ce prêtre du diocèse de Grand-Bassam a décidé de faire de la lutte contre la précarité des enfants l’un de ses principaux combats.

Depuis deux ans, il travaille avec des amis réunis au sein d’une fondation en cours de constitution, dénommée Boukami, sur plusieurs initiatives sociales, notamment l’autonomisation des femmes et la prise en charge scolaire des enfants vulnérables.

Après l’ouverture, l’année dernière, du collège social Saint-Paul du Jubilé de Bakro, le Père Basile Diané veut franchir une nouvelle étape.

À Bakro, dans le département d’Aboisso, un complexe à vocation sociale a été construit pour accueillir des enfants et des jeunes en situation de précarité. Sa capacité est de 109 chambres.

L’objectif est de donner une nouvelle chance aux enfants orphelins, aux déscolarisés et à ceux issus de familles plongées dans la pauvreté. Des enfants qui, selon le prêtre, ne devraient pas être condamnés à l’échec scolaire simplement parce qu’ils n’ont pas la chance de bénéficier du soutien de leurs parents.

Pour cette première année, cependant, les contraintes financières imposent de limiter l’expérience à 25 bénéficiaires.

Sélectionnés en fonction de la vulnérabilité et de l’indigence de leurs familles, ces enfants passeront dix mois au sein du complexe. Ils y recevront une formation scolaire, humaine et spirituelle.

La particularité du projet est son approche familiale. Le Père Basile Diané ne veut pas créer un simple internat, mais un environnement dans lequel les enfants pourront retrouver un cadre familial.

« Les enfants seront accueillis dans le complexe de style familial que j’ai fait construire. Ils seront intégrés dans une grande famille dont je serai le père. Ils auront des mamans et toute une grande famille de bénévoles pour les encadrer », explique-t-il.

La promesse est forte : logés, nourris, scolarisés, blanchis et soignés gratuitement.

« Je dis bien gratuitement », insiste le prêtre, conscient de l’ampleur de l’engagement qu’il prend.

Mais derrière cette promesse se cache une équation financière difficile à résoudre.

La prise en charge d’un enfant est estimée à 125 000 FCFA par mois. Pour 25 enfants pendant dix mois, le budget atteint 31,25 millions de FCFA.

Or, le projet fonctionne principalement grâce aux dons.

« C’est un gros challenge qui repose à 80 % sur les dons que je reçois par-ci, par-là », reconnaît le Père Basile Diané.

D’où son appel aux personnes de bonne volonté, aux associations, aux entreprises, aux donateurs et aux influenceurs afin de contribuer en espèces, mais également en vivres et en matériel.

Pour le prêtre, il ne s’agit pas simplement d’un projet social. C’est un engagement personnel et spirituel.

« C’est vraiment un acte de folie en Christ et un grand défi que je me suis lancé. Donner la chance de réussir à tous les enfants, même pauvres, en les mettant dans les conditions optimales de réussite », affirme-t-il.

Le religieux dit également vouloir interpeller la société ivoirienne sur la nécessité de soutenir davantage les initiatives humanitaires.

« Faire du bien, s’engager dans les actions sociales et humanitaires n’est vraiment pas encore dans notre culture. C’est aussi l’un de mes combats, que de vraies causes nobles puissent mobiliser », déplore-t-il.

Les enfants concernés par le programme vivent, pour certains, des situations particulièrement difficiles. Décès d’un parent, licenciement, déguerpissement ou perte des revenus familiaux les ont fragilisés et parfois éloignés du système scolaire.

Face à cette réalité, le Père Basile Diané veut agir avant qu’il ne soit trop tard.

« J’ai décidé de me sacrifier pour toute une génération conformément à ma vocation de prêtre », lance-t-il.

Le défi est désormais posé. Le centre dispose d’une capacité de 109 chambres, mais seuls 25 enfants pourront être accueillis cette année faute de moyens suffisants.

31,25 millions de FCFA pour dix mois de prise en charge. Un montant important, mais qui pourrait changer durablement la vie de 25 enfants.

Le Père Basile Diané espère désormais que son appel franchira les frontières de Bakro et d’Aboisso pour toucher Abidjan, l’ensemble de la Côte d’Ivoire et même la diaspora. Il compte notamment sur les relais des influenceurs et des personnes de bonne volonté pour donner à cette initiative les moyens de ses ambitions.

M. Dossa

Articles similaires

Laissez un commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez le stockage et le traitement de vos données par ce site Web.

Are you sure want to unlock this post?
Unlock left : 0
Are you sure want to cancel subscription?
error:

Le site Web nordsud utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que cela vous convient, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. J'accepte Lire la suite

-
00:00
00:00
Update Required Flash plugin
-
00:00
00:00