CAN-2024 : Quel bilan économique pour la Côte d’Ivoire?

par NORDSUD
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« Toutes nos prières étaient dirigées vers les Eléphants de Côte d’Ivoire. Parce qu’à chaque fois que la Côte d’Ivoire gagnait, nous faisions des recettes. Dieu merci, nous sommes allés jusqu’au bout et nous avons remporté la coupe. Les maquis, restaurants et bars ont donc marché pendant cette compétition, grâce à nos Eléphants ». Ce sont les mots de Gnahoua Josué, le président de l’Association des tenanciers de bars, maquis et restaurants, joint par Nordsud.info. Pour près de 500 milliards FCFA d’investissements, cette Coupe d’Afrique des nations (CAN) organisée par la Côte d’Ivoire, a été une réussite sur le plan de l’organisation, mais surtout sur le plan sportif, avec comme clou du spectacle, le sacre des Eléphants de Côte d’Ivoire. Mais, économiquement, elle est diversement appréciée. Si les hôtels, maquis, bars et restaurants se réjouissent, les transporteurs sont divisés.

Transport

Parmi eux, seules deux structures ont tiré leur épingle du jeu. D’abord, la Société de transport abidjanaise (Sotra), ensuite l’Union des transporteurs de Bouaké (UTB). En plus de ces structures, des entreprises de location de véhicules ont réussi à avoir leur part du gâteau. Mais, il n’y a pas de société au niveau des transporteurs qui a bénéficié d’un marché, selon Abdoulaye Sylla, président de la Fédération nationale des syndicats des chauffeurs de Côte d’Ivoire (Fensci-CI). La raison en est simple, au dire de M. Sylla. « En Côte d’Ivoire, aucun transporteur privé, hormis UTB, n’est crédible. Il a donc été difficile pour les organisateurs de confier le transport des passagers à des personnes qui seront incapables de garantir leur sécurité. Nous savions cela avant la CAN. Donc, lorsque j’ai constaté que les marchés étaient octroyés à d’autres personnes, cela ne m’a pas offusqué, car nos véhicules sont vieillissants et 70% de nos chauffeurs ne sont pas des professionnels. Mais certains parmi nous sont fâchés et disent ne pas comprendre cette situation. Allant même jusqu’à accuser les organisateurs de faire du favoritisme avec UTB. Ce qui est faux », a indiqué Abdoulaye Sylla.

Infrastructures sportives

Du côté des chauffeurs, néanmoins, on salue plutôt le bon parcours des Eléphants de Côte d’Ivoire pendant cette CAN. Selon Soumahoro Raymond, le Président de l’Union des fédérations des syndicats de chauffeurs de Cocody et chef d’une société de transport,  cela a permis aux taxi de faire de bonnes recettes « Il faut dire que notre situation dépendait de la position de la Côte d’Ivoire. Si les gens n’étaient pas motivés pour aller au terrain, on ne pouvait pas faire du profit pendant cette compétition », a souligné M. Soumahoro.  L’un des avantages de cette CAN selon lui, c’est aussi l’ouverture des différentes voies de circulation comme la voie Y4 ou une partie du 4ème pont. Au niveau des commerces, les vendeurs d’articles divers en lien avec les Eléphants n’ont pas chômé. Notamment la vente de maillots. En dehors de cela, le commerce n’a pas bougé.

Mais, l’un des gros avantages que le pays tire de cette édition, ce sont les infrastructures. Selon Salif Coulibaly, maire résident de Korhogo, la Côte d’Ivoire bénéficiera pendant longtemps des ouvrages que la compétition a occasionnés. « C’est aux mairies que reviendra la gestion des infrastructures sportives. Elles vont contribuer à développement encore plus le sport dans le pays», indique-t-il. Bien que la Côte d’Ivoire soit championne d’Afrique, ses stades splendides doivent l’amener à améliorer son championnat national de football.  

Georges Dagou

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