Fin de parcours pour trois cybercriminels qui usaient de subterfuges pour extorquer de l’argent à des internautes. Le dénominateur commun aux trois escrocs épinglés par la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC) est qu’ils opéraient leurs besognes à partir des cybercafés. A en croire la PLCC qui relate leurs témoignages, à chacun des larrons, son modus operandi pour se faire passer pour un autre sur les réseaux sociaux.
O.D.,31 ans, l’un des faussaires est passé maître dans l’art de multiplier des faux comptes qui ressemblent trait
pour trait à ceux des chefs religieux (des pasteurs, évêques ainsi que les pages Facebook des paroisses) sur
Facebook. Par ces appâts, il contacte les ouailles de ces chapelles religieuses et leur émet «des messages
standards de détresse dans le but de leur soutirer de l’argent». Aveuglément confiants, ils mordent à l’hameçon
et «n’hésitent pas à lui envoyer ce qu’il demande sans vérification».
L’arme fatale de B.K., 26 ans, est la création de profil Facebook ressemblant à celui d’une personne
de race blanche. Foncièrement manipulateur, il s’attelle à gagner la confiance de ses interlocuteurs et réussit à
leur extirper du pactole.
S’assimilant à un « livreur de marchandises vivant en Europe », K.I., 18 ans, appâte ses correspondants avec de
présumés produits qu’il doit leur exporter. Et ce, moyennant naturellement de d’argent. Dans la peau
de sa fausse d’identité d’européen qu’il tente vaille que vaille de faire croire, le jeune filou exige des paiements
par coupons Neosurf en contrepartie de l’envoi de la marchandise. «Après réception des fonds, il interrompt
toute communication», souligne le récit de la PLCC.
Présumés coupables d’utilisation frauduleuse d’éléments d’identification de personnes physiques, escroquerie et
tentative d’escroquerie au moyen d’un système d’information, les 3 scélérats sont aux mains des agents du
parquet.
Charles Assagba
