Economie et emploi : La Côte d’Ivoire impressionne le monde, mais…

par NORDSUD
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Selon les experts, la Côte d’Ivoire est le pays qui a le plus accru sa prospérité dans le monde au cours de ces dix dernières années. Et le mastodonte ouest-africain reste sur cette même dynamique, malgré l’inflation mondiale actuelle. Avec un taux de croissance économique positif d’environ 2% en 2020 et 6,5% en 2021, la Côte d’Ivoire poursuivra cette montée en 2022 pour un taux de croissance projeté à environ 7%. Quant au budget, il s’établit en ressources et charges à 11 694,4 milliards FCFA. Soit une progression de 18,1% par rapport au budget initial de 2022, selon le porte-parole du gouvernement, le ministre Amadou Coulibaly.

Le pays fait figure de puissance économique sous-régionale, contribuant à 40% du PIB de l’Uemoa et des exportations de la zone. Les Ivoiriens possèdent également la base industrielle la plus importante de l’Uemoa et restent le 1er producteur mondial de cacao et le 1er producteur mondial d’anacarde. Avec une politique agricole prometteuse et un potentiel énergétique énorme, tous les voyants sont au vert pour une économie plus dynamique.

Hélas, les bonnes performances économiques n’éludent pas le fait que le pays reste marqué par la persistance de disparités socio-économiques et géographiques majeures. On note une espérance de vie à la naissance qui frôle les 58% et un taux de pauvreté amélioré mais relativement bas, situé à 35%. L’inflation en moyenne annuelle se situe à 5,2 % en ce mois d’octobre 2022. La production industrielle en volume a baissé en septembre 2022 (-1,5%) par rapport à la même période de l’année 2021.

Emploi

À l’heure du bilan économique, comment ne pas y associer l’emploi ? Malgré les accords et les nombreuses rencontres avec les entreprises, le taux d’absorption des chômeurs reste très décevant dans le privé. L’Etat a engagé de nombreux programmes de recrutement dans la fonction publique pour soulager la jeunesse, mais le public n’est plus le réservoir qu’il était, à cause de la masse salariale qui doit rester à 35% des recettes fiscales. Et le compte n’y est pas encore !

Reste l’entreprenariat. Voilà pourquoi de nombreux projets ont été initiés dans ce sens, ces dernières années. Ce qui demande du temps et tout une culture de la prise du risque pour la jeunesse ivoirienne.

Mais, d’après le Premier ministre Patrick Achi, tant que la Côte d’Ivoire maintiendra sa croissance économique, huit millions de nouveaux emplois sont en vue sur la décennie qui vient.

Raphaël Tanoh

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