Lors de la clôture de l’Assemblée pour le Développement Économique à Abidjan, plus de 100 organisations et personnalités de premier plan ont signé l’Accord d’Abidjan, appelant à un financement de 120 milliards de dollars pour la reconstitution des ressources de l’IDA-21, le fonds de la Banque mondiale destiné à soutenir les pays en développement, dont la majorité se trouve en Afrique.
Les 9 et 10 octobre 2024, l’Assemblée pour le Développement Économique (AED), co-organisée par le Groupe de la Banque mondiale, Global Citizen, Bridgewater Associates et le gouvernement ivoirien, a réuni plus de 100 organisations et personnalités de premier plan à Abidjan. Cet événement a culminé avec la signature de l’Accord d’Abidjan, un appel urgent adressé aux gouvernements du G20 pour augmenter leurs contributions à l’Association internationale de Développement (IDA). L’objectif est de mobiliser 120 milliards de dollars pour l’IDA-21, afin de soutenir 77 nations en développement, dont de nombreux pays d’Afrique subsaharienne.
Des engagements concrets pour le développement africain
Durant cette assemblée, plusieurs annonces importantes ont été faites. Les pays africains, franchissant la barre des 100 millions de dollars de cofinancement pour Gavi, l’Alliance du vaccin, ont réitéré leur engagement envers la santé publique. La Côte d’Ivoire a, à elle seule, contribué à hauteur de 9,9 millions de dollars pour 2024. Pour étendre l’accès aux vaccins dans les régions rurales, la société Zipline a annoncé un partenariat avec Gavi, d’une valeur de 500 000 dollars, pour la livraison de vaccins par drones en Côte d’Ivoire. Dans le secteur énergétique, des entreprises comme Energea et Hecate Energy ont confirmé leur investissement dans des projets solaires à grande échelle à travers l’Afrique, notamment en Afrique du Sud, au Mozambique et en Algérie, avec l’objectif de fournir de l’énergie solaire à des millions de foyers et d’entreprises.
La culture et la créativité au service de l’économie
L’événement a également mis l’accent sur le secteur culturel. Global Citizen et le Center for Music Ecosystems se sont associés pour produire des études justifiant l’investissement dans les industries créatives et culturelles en Afrique. Ces recherches approfondies, accessibles gratuitement, permettront aux gouvernements de prendre des décisions éclairées sur le développement de l’industrie musicale et des événements culturels, renforçant ainsi l’économie créative africaine. Avec ces annonces et la signature de l’Accord d’Abidjan, l’Assemblée pour le Développement Économique a marqué un tournant dans la mobilisation mondiale en faveur du développement de l’Afrique et de la lutte contre la pauvreté.
Armand BLEDOU
