Pour faire face aux maux de l’école, le ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation a décidé de mener une grande réflexion avec tous les acteurs dudit secteur. Ces réflexions ont rendu leurs conclusions.
Débutés en juillet dernier sur des chapeaux de roues, les états généraux de l’éducation nationale sont terminés depuis le mois de février. En décembre dernier, les commissions régionales ont rendu leurs travaux. Les maux recensés au sein de l’école, les propositions, ont ainsi été acheminés au comité scientifique national. Les différentes commissions mises en place, avec à leur tête des responsables universitaires, ont travaillé au tri de ces propositions et rendu leurs conclusions au commissaire général, qui les a compilées. C’est ce travail qui sera remis par la ministre de l’Education nationale et de l’alphabétisation, Prof. Mariatou Koné, au Premier ministre. Patrick Achi remettra à son tour ces conclusions au président de la République Alassane Ouattara.
Pour la réussite de ces assises, Prof. Mariatou Koné, a fait appel à tout le monde. Les différentes faîtières syndicales dans la capitale économique ont fait leurs propositions. «Comme cela nous a été signifié, le Synesci (Syndicat national des enseignants du second degré de Côte d’Ivoire) a fait des propositions par écrit. Nous les avons envoyées au conseil consultatif qui est en contact direct avec les syndicats», explique Ekoun Kouassi, secrétaire général du Synesci. Tout comme le Synesci, de nombreuses structures ont fait parvenir leurs propositions par écrit.
Outre cette méthode, il y a eu en novembre dernier ce que l’on pourrait qualifier d’états généraux des syndicats des enseignants. Tenus au Centre national des matériels scientifiques (Cnms) de Cocody, ces travaux ont consisté à recueillir l’avis des faiîières les plus représentatives sur les maux qui minent l’école, ainsi que leurs propositions. «J’ai fait partie du comité scientifique. Et c’est à ce niveau qu’a eu lieu notre contribution à ces assises», indique Bertoni Kouamé, porte-parole de la Coalition des syndicats du secteur éducation/formation de Côte d’Ivoire (Cosefci). Outre ces rencontres, il y a eu des consultations régionales, qui ont vu la participation des enseignants, parents d’élèves, élus locaux, etc. Une plateforme numérique a également été mise en place pour recueillir les avis de la population.
Une fois les travaux restitués, à quoi devront-on s’attendre ? «Il faut aller étape par étape. Mais, ce que les Ivoiriens doivent comprendre, c’est que nous allons tout faire pour ne pas que les résultats de ces états généraux restent dans un tiroir», note Kadio Claude, président des parents d’élèves et d’étudiants de Côte d’Ivoire (Opeeci). Pour les enseignants, il ne faut pas se précipiter, mais s’assurer que la méthode choisie sera la bonne, pour la bonne marche de l’école.
Parmi les myriades de propositions reçues par le comité scientifique national, les plus pertinents seront retenues. Quant à leur application, cela déprendra. Certaines propositions seront appliquées à court terme, d’autres à moyen terme et quelques-unes, à long terme.
Raphaël Tanoh
