Etats généraux : Le plan de Mariatou Koné

par nordsud.info
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Les états généraux de l’éducation nationale et de l’alphabétisation seront lancés officiellement le lundi 19 juillet 2021 à Abidjan, en présence du Premier ministre Patrick Achi. C’est l’information donnée ce lundi par les services du ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation.

Selon le ministère de l’Education nationale, ces états généraux s’étendront sur six mois. Ils s’achèveront par la remise officielle des conclusions au chef de l’État, Alassane Ouattara.

Mais que seront exactement ces travaux ? Qui doit y participer ?

Pour la ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, il s’agira d’établir un diagnostic conséquent qui réconcilie l’ensemble des acteurs avec des valeurs partagées.

Le mérite

D’abord le mérite. Elle veut un pacte social en faveur d’une école ivoirienne centrée sur la réussite des élèves et l’appropriation de valeurs. À bas la tricherie !

Ensuite, l’enseignement de qualité. Au cours de ces échanges, il s’agira également de porter un regard sur le système actuel. Etaler les lacunes et recueillir des propositions innovantes et consensuelles, pour construire une école de qualité.

Sur ce point, il faut savoir que les enfants et les enseignants sont soumis à de nombreux programmes d’essai depuis plusieurs années. Et cela pose problème. Il y a eu, par exemple, la pédagogie par objectifs (PPO), ensuite la formation par compétences (FPC), puis l’approche par compétences (APC). Pour Kokounseu Made Benson, pédagogue-formateur, c’est un problème qu’il faudra aborder pendant ces assises.

Les acquis

Tout n’est pas à jeter. Le ministère de l’Education nationale veut capitaliser sur les acquis. Et à partir de là, améliorer ce qui peut l’être.

Lire aussi: Ekoun Kouassi, SG du Synesci: «Etats généraux de l’école: ce qu’il faut craindre»

À la question, qui va y participer ? Mariatou Koné, répond : Toutes les populations seront impliquées à travers une démarche verticale, de la base vers le sommet. On sait qu’une plateforme est déjà en place pour recueillir les propositions des Ivoiriens. Pour ce qui est des débats et des échanges, il y aura plusieurs niveaux. Les sujets tels que la violence scolaire, la tricherie, la pédagogie, vont meubler les échanges.

Mais, pour les enseignants, pédagogues, parents d’élèves et élèves, si la ministre veut véritablement changer les choses, elle devra faire en sorte que ces états généraux ne soient pas du déjà-vu.

Séminaire de Grand-Bassam

En avril 2019, par exemple, il y a eu le séminaire de Grand-Bassam. Ekoun Kouassi, secrétaire général du Syndicat national des enseignants du second degré de Côte d’Ivoire (Synesci), s’en souvient. Si cette rencontre n’a concerné que les enseignants, elle s’est achevée par des résolutions restées, dit-il, dans les tiroirs. Avec la promesse d’une application effective des résolutions, il faudra surtout accepter d’aborder tous les problèmes à ces états généraux, même les revendications à caractère financier. Du moins, selon Kouamé Bertoni, le porte-parole de la Coalition des syndicats du secteur éducation/formation de Côte d’Ivoire (Cosefci).

Mariatou Koné demande, elle, des concertations dans la franchise et sans passion nuisible. Elle souhaite que cela se fasse dans une démarche inclusive et participative.

Raphaël Tanoh

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