Exportation d’anacarde: La Côte d’Ivoire devient numéro 3 mondial

par nordsud.info
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D’ores et déjà classée première productrice mondiale de noix de cajou avec le million de tonnes sur la dernière campagne, la Côte d’Ivoire est dorénavant numéro 3 mondial des exportateurs d’amandes de cajou. Crédité de 30.022 tonnes d’amandes, deux fois plus qu’en 2020 et quatre fois plus qu’en 2019, soit 13% de sa production, le pays a damé le pion au Brésil qui se classait troisième au classement mondial.  La Côte d’Ivoire se hisse désormais derrière le Vietnam (580.000 tonnes d’amandes) et l’Inde (66.000 tonnes). Un petit pas comparativement aux grandissimes ambitions de transformation des matières premières agricoles en général, mais, un pas de géant pour la filière anacarde en particulier.

«Nous sommes passés troisième exportateur d’amande dans le monde en 2021. Nous avons atteint ce niveau grâce au dynamisme de la transformation», a déclaré à l’AFP Adama Coulibaly, directeur du Conseil Coton-Anacarde. En toile de fond de cette présence du drapeau ivoirien à la troisième marche du podium des exportateurs d’amandes de cajou, se dissimule une volonté politique nette qui a donné un coup d’accélérateur aux investissements dans le secteur. «Ainsi, dès 2017, les expéditions d’amandes ivoiriennes ont été encouragées et subventionnées, et celles de noix brutes, au contraire, frappées d’une taxe de 100 francs CFA par kilo. Les résultats d’aujourd’hui sont la concrétisation de cette politique offensive : le taux de transformation a plus que doublé en un an», indique RFI. Cette montée en puissance de l’industrie autour de l’anacarde a l’effet d’une bouée d’oxygène sur la chaîne de la filière. De fait, l’exportation d’amandes en lieu et place des noix pourvoit un supplément financier de l’ordre de 575.000f à 875.000f à la tonne.  Parallèlement, cette transformation à grande échelle requiert une abondante main-d’œuvre. «70.000 tonnes de fruits transformés, c’est du travail pour environ 7.000 Ivoiriens», note RFI. Rebelote sur le pan de la conservation, d’autant qu’une amande d’anacarde est «un produit plus facile à stocker, et moins périssable qu’une noix brute». De plain-pied dans l’industrialisation, fin 2021, le gouvernement ivoirien avait fait sortir de terre trois usines de transformations de noix d’anacardes. Des manufactures taillées sur mesure pour multiplier à minima au triple des chiffres actuels, la quantité d’amandes de cajou. Un schéma qui va de pair avec les espoirs gouvernementaux d’une transformation de l’ordre de de 50% de la production ivoirienne de noix de cajou.

Charles Assagba  

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