Fin d’année: Pourquoi les transporteurs annoncent moins d’accidents

par NORDSUD
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L’approche des fêtes de fin d’année cristallise les regards sur le secteur du transport. L’insécurité routière aidant, les Ivoiriens assistent à la même période à une flambée d’accidents de la circulation. Mais, selon les transporteurs, cette année verra un changement significatif, à cause des mesures étatiques.

« Les conducteurs savent qu’il n’y a plus de tolérance pour les accidents de la route, depuis la nomination du nouveau chef de service constat à la préfecture de police. Aujourd’hui, si vous êtes impliqués dans un accident et que vous n’avez pas raison, il y a de fortes chances que votre véhicule se retrouve à la fourrière. Pour les cas les plus extrêmes, vous pouvez vous retrouver en prison. Ce qui n’était pas le cas, les autres années, parce qu’il y avait trop de complaisance », explique Adama Yéo, transporteur, porte-parole du Groupement des chauffeurs. Une situation qui pousse à la prudence. En cette période de fêtes de fin d’année, à entendre M. Yéo, la sensibilisation au sein des chauffeurs sera plus perceptible, à cause de la peur de se faire sanctionner. Et il annonce moins d’accidents.

Campagne

Drissa Diaby, président de l’Association des détenteurs de taxi-compteurs de Côte d’Ivoire, fixe le début d’une campagne de sensibilisation contre les accidents de circulation, dès la semaine prochaine. Tout comme Adama Yéo, il se dit confiant quant à une fête de fin d’année avec le moins d’accidents possible. « Déjà vous remarquerez que le nombre d’accidents a baissé cette année. La vidéo-verbalisation a changé beaucoup de choses dans les habitudes des chauffeurs. Le simple fait de prendre leur ceinture de sécurité créé un déclic. Il devient conscient que la sécurité passe avant tout », explique Drissa Diaby.

Là aussi, les amendes successives font mal à la tête. Chaque fois qu’un chauffeur est flashé sans ceinture de sécurité, il doit payer la somme de 2 000 FCFA. Des sanctions qui ont fini par décourager les plus récalcitrants.

Toutefois, selon Soumahoro Raymond, président du Mouvement national des chauffeurs de taxis de Côte d’Ivoire (Monact-ci), la sensibilisation ne suffira pas. « Aujourd’hui, on se rend compte que nos routes manquent de signalisations. Pendant que nous sensibilisons, c’est à l’Etat de faire des efforts dans ce sens », indique M. Soumahoro.

De son côté, le ministère des Transports prépare une vaste campagne contre les accidents et aussi contre l’alcool au volant, en association avec l’Office de sécurité routière (Oser).

Raphaël Tanoh

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