Après 3 jours de désertion de postes, pour respecter le mot d’ordre de grève, plusieurs enseignants sont dans le collimateur des autorités. Prévenus par le porte-parole du gouvernement Amadou Coulibaly, ministre de la Communication et de l’économie numérique (après le dernier conseil des ministres), ces travailleurs disent attendre leurs punitions. « Nous sommes moralement prêts pour les ponctions sur nos salaires. Depuis le début de la grève, les camardes se sont préparés mentalement à cela », a fait savoir ce dimanche, Zondé Stéphane, secrétaire général de la Fédération de l’enseignement, de la formation et de la recherche de la Côte d’Ivoire.
Membre du collectif de l’intersyndical du ministère l’Education nationale et de l’alphabétisation (initiateur de la grève), M. Zondé souhaite maintenant prendre part aux discussions au sein du comité consultatif. Justement, ce comité qui prend en compte leur revendication (la prime), a débuté les négociations avec les centrales, pendant que la grève avait cours. Sylla Vazoumana, porte-parole de la Coordination des syndicats de la santé (Coordisanté), signale qu’ils militent au sein dudit comité pour ne pas que leurs camarades subissent des ponctions sur salaires. « Mais, c’est à la fin du mois que les travailleurs sauront s’ils ont eu des sanctions ou pas. Pendant la grève, des inspecteurs étaient là pour relever les absences », informe-t-il. Rendez-vous donc la semaine prochaine pour les grévistes.
Georges Dagou
