Supplanté par Thiam : Gbagbo tente à nouveau de rassembler l’opposition

par nordsud.info
Publié: Dernière mise à jour le 101 vues

Le président du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), Laurent Gbagbo, a ravivé ce samedi 26 avril, son fameux « appel de Bonoua », à l’occasion d’une réunion du Comité central de son parti.

 Soutien appuyé au PDCI en difficulté

Face à ses militants, l’ex-chef de l’État a exprimé son soutien au PDCI, en difficulté selon lui après des tensions internes et la récente exclusion de son président Tidjane Thiam de la liste électorale. Sans toutefois évoquer cette radiation, Gbagbo a insisté sur l’importance de préserver le parti septuagénaire.

Une position critique mais solidaire

« Nous ne laisserons pas mourir le PDCI, parce que c’est une expression démocratique (…) Nous leur apportons notre soutien sans attendre en retour. La conviction politique n’est pas un troc », a-t-il déclaré, non sans leur faire un pied de nez : « Aujourd’hui, nos amis du PDCI discutent, se disputent mais, ça, c’est leur problème intérieur ».

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Pas de mot d’ordre immédiat pour ses militants

Attendu sur un mot d’ordre pour ses propres militants, après sa radiation du fichier électoral, Gbagbo a préféré différer toute mobilisation immédiate. « On prendra les rues un jour. Mais ce n’est pas quand ton adversaire t’attend dans les rues que tu y vas », a-t-il glissé, laissant planer le suspense sur la stratégie à venir.

L’esprit de l’appel de Bonoua réaffirmé

S’exprimant longuement sur la philosophie de son « appel de Bonoua », le leader du PPA-CI a insisté sur la nécessité de rassembler toutes les voix du mécontentement. « Je vous ai dit que les gens se sont mépris sur l’appel de Bonoua. Ils n’ont rien compris. Mais souvent, les gens ne comprennent rien. J’ai répété que nous devons réunir tous ceux qui ont quelque chose à déplorer. On a cassé ta maison, nous t’ouvrons les bras ; on te paie mal, nous t’ouvrons les bras ; la vie est chère pour toi, nous t’ouvrons les bras… Il faut qu’on donne un nom à ce mouvement parce que trop, c’est trop », a-t-il martelé.

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Vers un mouvement structuré de contestation

« Il faut que ceux qui n’ont rien compris de l’appel de Bonoua comprennent enfin ce que nous voulons : une protestation multiforme et permanente (…) Il faut que ce mouvement sorte. On ne peut pas continuer comme ça », a insisté le président du PPA-CI, enjoignant son équipe de trouver rapidement un nom pour ce ‘’mouvement’’.

Une posture d’ouverture au dialogue

Depuis son meeting de Dabou, Laurent Gbagbo affirme avoir été sollicité par plusieurs personnalités et se dit disposé à écouter toutes les propositions. « Je leur ai dit de dire à ceux qui sont au pouvoir de m’appeler. Je les écoute. Je ne sais pas où cela va nous mener. Mais il faut arranger le pays », a-t-il conclu.

Une recomposition encore incertaine de l’opposition

Dans ce contexte de recomposition de l’opposition, les lignes restent mouvantes. À noter que le PPA-CI et le mouvement GPS de Guillaume Soro se sont désolidarisés d’une manifestation organisée par des militants du PDCI prévue ce samedi à Paris.

Gbagbo veut peser dans la durée

Entre rassemblement, prudence et mobilisation progressive, Laurent Gbagbo entend peser sur l’avenir politique du pays, en misant sur une contestation organisée et durable.


Marc Dossa

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